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[Tréfonds de Carn Dûm] L'Éveil de l'Homme Sombre

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Zôrzagar
Sorcier Noir
Dormeur de Carn Dûm

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Informations
Messages : 76
Autres Comptes : Aucun
Points de Destin : 0
Niveau : 1
Réputation : Inconnu(e)
Concept Majeur : Sorcier Noir de Númenor
Trouble : "Plutôt mort que faible"
Aspects : - Arcaniste Sombre
- Serviteur de Melkor
- Dernier héritier de lignage consanguin
Dégâts29 Protection29 (+1 contre armes de jet)
Sorcier NoirDormeur de Carn Dûm
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Personnage
Santé:
100/100  (100/100)
Rangs:
RangsCompétences
Superbe
RemarquableVolonté
BonProvocation ; Corps-à-Corps
MoyenÉquitation ; Tromperie ; Physique
PassableConnaissances ; Empathie ; Perception ; Discrétion

Trésorerie Trésorerie: 200
Ven 27 Fév - 20:04
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Zôrzagar, Sorcier Noir, Homme Sombre

Servant de Melkor, Dormeur de Carn Dûm





L'endroit était sombre, froid et sinistre. L'ancienne forteresse de Carn Dûm était déserte depuis bien longtemps. Enfin, déserte, pas exactement. Voilà des années qu'un être y réside, dans le secret, plongé dans un sommeil artificiel induit par les arts magiques malfaisants dans lesquels il est versé depuis toujours.

Carn Dûm était un endroit parfait pour cet être. Construit sur la volonté du Roi-Sorcier, vers le milieu du Troisième Âge, la forteresse était sise sur une montagne, culminance des Monts d'Angmar, à l'Ouest du massif. Si le pays était inhospitalier, l'édifice en était le parfait reflet. De loin le voyageur aurait pu croire qu'il était sorti de la montagne, directement taillé dans la roche. En réalité, ses hauts murs se dressaient, abrupts, lisses, noirs et glacés, jusqu'à plus de 160 pieds de hauteur et adossaient la forteresse au rocher du sommet, créant l'illusion. Dans l'enceinte, les bâtiments étaient destinés, à l'origine, à abriter et former au combat nombre de Mauvais Hommes et d'Orques. L'on y trouvait alors une forge gigantesque qui produisait de nombreuses armes et pièces d'armures telle une usine, une caserne vouée à l'entraînement des troupes (entraînement auquel certains ne survivaient pas), des écuries pour élever et soigner de sombres montures, et tout le nécessaire à éradiquer les peuples du Nord.

Les murailles décrivaient un large arc de cercle. Deux larges tours étaient accolées au piton rocheux, à chaque extrémité, et de là partaient les courtines qui les reliaient à la tour suivante. La symétrie était parfaite, et de chaque bord, trois tours montaient la garde le long du rempart, jsuqu'à celles – plus imposantes – qui flanquaient la porte, elle-même faite d'une haute voûte crénelée et dentelée, d'où tombait une lourde herse noire.
Au centre de cette enceinte, une butte était surmontée d'un imposant donjon, qui s'élevait largement au-dessus de tout le reste.
Tout l'ensemble de la forteresse était orné de cornes, de crocs et de griffes, tous faits de pierre et ajoutés lors de la construction. Cela lui donnait l'air féroce d'une bête malfaisante et dangereuse, comme si un sort mauvais avait pu transformer quelque dragon fantastique du passé en une citadelle imprenable.

Mais Carn Dûm n'était plus guère que l'ombre de ce qu'elle avait été jadis. Détruite, elle avait abrité des Orques pendant un temps, avant d'être désertée définitivement. Elle n'était plus désormais qu'un tas de pierres vaguement empilées, qui laissait deviner l'emplacement des murs et des tours. La porte, effondrée, ne remplissait plus son rôle défensif, pas plus que les tours, presque toutes affaissées. Seul le donjon gardait presque toute sa superbe, si l'on omettait la neige et le givre qui le recouvraient – tout comme ils recouvraient tout ce qui se trouvait ici – et le large pan de mur qui lui manquait du côté Est.

Pourtant, Carn Dûm n'était pas pour autant rasée. S'il ne restait plus guère d'endroit en état d'être habité, ce n'était qu'en surface. En effet, le sous-sol était parcouru de galeries qui formaient une vraie forteresse secondaire juste sous la principale. Les couloirs étaient creusés dans la terre et la pierre, soutenus par de grosses poutres solides, des murs de pierre intacts et pavés de même. C'était dans ces lieux que Zôrzagar se terrait.

Il avait voyagé près d'un siècle, étudiant la magie sombre, approfondissant ses connaissances déjà immenses. Il avait parcouru le Rhûn, vers l'Est, puis fait cap au Sud vers le Hârad qu'il avait traversé. Passé au Gondor par sa partie méridionale, il était revenu vers le Nord en traversant tout le Royaume Réunifié, laissant au large le Rohan et les autres peuples. Il savait où il allait. Il voulait reprendre une place forte du passé, un endroit qui ait autrefois inspiré l'effroi. Carn Dûm était tout indiqué. En ruine, certes, mais bénéficiant encore d'une aura noire et effrayante. Son nom était pour toujours associé à celui du Roi-Sorcier, et bien que ce dernier ait été vaincu par une femme, il conservait dans les imaginaires des peuples une place bien particulière, tout à fait terrifiante. C'était parfait.

Dans les tréfonds des souterrains, Zôrzagar avait installé son laboratoire rituel. Il consistait en un autel rudimentaire, où s'étalaient ses outils. Des récipients de tous types, des herbes, des animaux momifiés, des épices, des poudres, des pierres gravées de runes en toutes langues... tout le nécessaire à pratiquer ce qu'il pratiquait le mieux : la Magie Sombre.
Dans les entrailles de Carn Dûm, le Mök'koldûn s'était mis à étudier des aspects de la magie que personne n'osait imaginer. Il avait tenté de manipuler la vie et la mort, tuant des bestioles et essayant de les ramener à la vie. Il avait mené des expériences honteuses, qui visaient à donner vie à une créature montée de toute pièces, avec des morceaux d'autres êtres. Rien n'avait vraiment fonctionné, et il était allé sans cesse d'une demi-réussite à un échec partiel.

Mais... Quelque chose. Il avait découvert quelque chose. Il avait réussi à trouver le moyen de plonger un être dans un sommeil si profond que la vie semblait l'avoir quitté. Plus moyen de détecter le moindre signe, ni battement de cœur, ni respiration, ni rien. L'illusion parfaite de la mort. À ceci près que ce n'était pas la mort. La créature dormait, sa vie était mise en suspens, sauvegardée par les arcanes magiques, conservée par un sort puissant de stase qui l'empêchait non seulement de mourir, mais aussi de vieillir. La vie rallongée par le sommeil, voilà qui était parfait. Voilà qui lui servirait, à lui. Certes, il bénéficiait de la longue vie des fils de Númenor, mais ça, ce sommeil, c'était une bénédiction. Il pouvait dormir, et s'éveiller quand il le voudrait, pour retrouver le monde, l'explorer, l'étudier, et si cela ne lui convenait pas, il pourrait retourner à sa torpeur pour attendre de nouveau.

Mais attendre quoi ? Voilà la question. Le moment propice, celui qui verrait le retour d'un Seigneur Sombre. Un être noir qui viendrait prendre la place du Roi des Hommes. Zôrzagar l'avait vu. Ce moment arriverait, il ne savait simplement pas quand.

Après de nombreuses expérimentations, le Sorcier Noir maîtrisait assez son sort de sommeil pour se risquer à l'utiliser lui-même. Après une prière à Melkor, il prépara le rituel et l'exécuta. Il fit en sorte de se mettre en phase avec les esprits noirs et se laissa glisser dans le sommeil lent de son ignominie magique. Ne restait qu'à attendre le réveil...


***

Éveille-toi, Mök'koldûn...
Tu t'es montré fidèle et dévoué. Toutes ces années, ta lignée m'est restée loyale.
Tu as révélé ta valeur dans le travail des arcanes, au prix d'années d'efforts.
Il est temps de te récompenser...

Lève-toi. Éveille-toi.
Quelque part en ce monde, un artefact est capable de me ramener.
Un objet peut me rendre le pouvoir qui était autrefois le mien.
Le pouvoir dont j'ai besoin pour mener mon règne de terreur.
Le règne de l'Ombre sur les Hommes.
Si tu trouves cet objet, si tu me rends mon pouvoir, tu deviendrais l'artisan de mon retour.
Zôrzagar, fais ton office, fais ce pour quoi ta famille a toujours œuvré.

"Plutôt mort que faible"
Rends-moi puissant, rends-toi puissant, et nous règnerons...

Dans un rêve, voilà les mots que l'Homme Sombre entendit. Ils étaient prononcés par une grande ombre inquiétante, aux contours indistincts. Mais pour lui, ça ne faisait aucun doute. C'était Melkor qui lui parlait. Melkor lui demandait son aide. Comment pouvait-il refuser cela, lui qui avait vécu tout ce temps pour un tel instant ?

Le sort de sommeil perdit en puissance, jusqu'à disparaître complètement. Zôrzagar retrouva la vie, après près de cinquante ans de mort apparente. Son cœur se remit à battre, sa poitrine à se soulever au rythme de sa respiration. Sa peau perdit l'aspect cireux des cadavres pour retrouver celui des vivants. Et bientôt, ses yeux s'ouvrirent. Il n'avait pas changé. Les années l'avaient survolé, et d'un point de vue purement mathématique, il était plus vieux, mais rien de son apparence ne pouvait le laisser paraître. Il avait cent-soixante-dix ans, mais il en paraissait cent-vingt.

Rien de tout cela n'avait d'importance. Seule sa mission était importante.

Ce qu'il ignorait, jusqu'à maintenant, c'était que la stase avait un effet secondaire. Et pas des moindres. Elle affaiblissait le dormeur, le privant de certaines de ses facultés lors du réveil. Le Sorcier Noir dût se rendre à l'évidence : il avait perdu une partie de ses pouvoirs. Il ne pourrait plus faire ce rituel de sommeil sans que cela ne soit vraiment dangereux pour sa vie. Il était affaibli, sa puissance magique avait largement diminué.

Malgré cet affront, il devait se relever. Melkor comptait sur lui. Il était investi d'une mission et il n'était pas question d'y faillir.













Codage : Darth Oxious ®

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