Partagez|

Galadaer & Gwinnîr, Héraut des Océans

Voir le sujet précédent Voir le sujet suivant Aller en bas

Galadaer
Héraut d’Ulmo

Informations
Messages : 30
Autres Comptes : Vala Námo
Niveau : 1
Réputation : Inconnu(e)
Concept Majeur : Héraut d’Ulmo
Trouble : Languir des Eaux
Aspects : Pèlerin Bienveillant
Lumière dans les Ténèbres
Colère Tempétueuse
Dégâts15+4=19 Protection7+4=11
Héraut d’Ulmo
Voir le profil de l'utilisateur

Personnage
Santé:
100/100  (100/100)
Rangs:
RangsCompétences
Superbe
RemarquableVolonté
BonConnaissance ; Perception
MoyenEquitation ; Charisme ; CàC
PassableEmpathie ; Contact ; Athlétisme ; Physique

Trésorerie Trésorerie: 200
Sam 29 Aoû - 13:38
Citer EditerSupprimer
« The world is indeed full of peril, and in it there are many dark places; but still there is much that is fair, and though in all lands love is now mingled with grief, it grows perhaps the greater. » - HALDIR DE LA LOTHLORIEN


♦♦


Nom : (Sindarin) Galadaer « L’éclat de la Mer » ; (Lindárin) Gwinnîr «Les Pleurs de l’Ecume » ; (Quenya) Ëarendil « L’Ami de la Mer » ; (Valarin) Ëorâmadilar.

Âge : Né avec les Valar.

Race : Ainu, Maia.

Aspects :

1. Concept Général : Héraut d’Ulmo en Terre du Milieu.
2. Trouble : Languir des Eaux.
3. Pèlerin Bienveillant.
4. Lumière dans les Ténèbres.
5. Colère Tempétueuse.

« Héraut d’Ulmo en Terre du Milieu » ~ L’arrivée de Gwinnîr en Terre du Milieu n’est pas le fruit de sa seule curiosité pour ce monde. En réalité, il est chargé d’une mission, faire entendre la voix d’Ulmo jusqu’au cœur des Terres que ses rivières et ses fleuves baignent afin que plus jamais ceux-ci ne connaissent la corruption que leurs infligea jadis le Noir-Ennemi et ses Serviteurs.

« Languir des Eaux » ~ Ëorâmadilar est un Ainu intimement lié à l’eau, sous toutes ses formes. Serviteur d’Uinen, elle-même servante d’Ulmo, il a durant longtemps vécu dans l’Onde, évitant autant qu’il le pouvait de se matérialiser sur terre. De ce fait, il a besoin de d’être en contact régulièrement avec de l’eau pure et souffre sitôt qu’il ne peut plus la trouver, qu’elle vienne à manquer ou à se trouver corrompu par quelque noir dessein. C’est également le seul moyen dont il dispose pour entrer en contact avec son dieu tutélaire.

« Pèlerin Bienveillant » ~ Longtemps indifférent aux territoires immergés d’Arda et aux peuples y vivant, Gwinnîr fut finalement touché par le discours d’Olòrin et par la passion que celui-ci éprouvait pour ces lieux et peuples qu’il avait longtemps côtoyés. C’est donc empreint de cette curiosité bienveillante qu’il est arrivé en Terre du Milieu. Ce long voyage il a décidé de le mener sans aucun faste, dans un simple costume bleu et brun de magicien, son bâton à la main, un sac au côté et une pipe qu’Olórin lui céda avec pour ordre de goûter un jour à l’herbe à pipe de la Comté.

« Lumière dans les Ténèbres » ~ Gwinnîr a gardé dans son cœur le caractère de l’Océan et des Mers qu’il a longtemps habités. En lui est ancrée la patience des flots qui, aidés par les vents de Manwë, parviennent à abîmer inéluctablement les falaises et les pierres. Il a gardé cet acharnement à trouver un moyen de s’écouler malgré la densité de la pierre ou la complexité des méandres. Nulle tâche ne peut être menée à terme pourvu qu’on se montre fort et persévérant. C’est cet optimisme obstiné et ce fol espoir que le Maia est venu offrir aux peuples de la Terre du Milieu face aux nouvelles menaces qui pèsent sur eux. Il sera pour les Peuples Libres un soutien indéfectible jusqu’à ce que Melkor se trouve vaincu ou que lui-même ne meure.

« Colère Tempétueuse » ~ En raison de ce même caractère, Gwinnîr est sujet à de violente colère qu’il est difficile d’apaiser. Il est comme les Flots, il ne peut être soulevé que par des vents extrêmement violents mais, dès lors qu’il se déchaîne, il ne laisse que rarement l’objet de sa colère s’en sortir indemne. Un parfait exemple se trouve dans la rancune qu’il garde à l’encontre des descendants du peuple Noldo qui, suivant les ordres de Fëanor et ayant trahi la confiance des Valar, se livra au massacre d’Alqualondë et aux meurtres fratricides de son peuple chéri, les Teleri. De ce jour, Gwinnîr se rebaptisa pour ne plus avoir à utiliser le Quenya, même pour son nom, et s’irrite dès lors que quelqu’un s’adresse à lui dans cette langue ou s’agace lorsqu’il est lui-même obligé d’en user faute de ne pouvoir être compris autrement.

Compétences :

a. +4 Remarquable : Volonté.
b. +3 Bon : Connaissance & Perception.
c. +2 Moyen : Equitation & Charisme & Corps-à-corps.
d. +1 Passable : Empathie & Contact & Athlétisme & Physique.

Description Physique :

Haut d’un mètre quatre-vingts cinq, Galadaer est apparu sous les traits d’un vieillard d’une bonne soixantaine d’année. Sa tenue de voyage est à la croisée de celle du marin, du vagabond et du magicien. Dans les camaïeux bruns et bleus, elle rappelle par sa coupe tantôt la mode des elfes, tantôt celles des Dúnedain, tant et si bien qu’il semble venir de partout et de nulle part à la fois.
Son bâton est taillé dans un bois très clair, brun, presque gris, semblable au bois des pins marins. Son extrémité s’enroule autour d’une pierre bleue azurée, translucide, qui scintille lorsqu’il use de sa magie. La couleur de cette pierre rappelle celle de ses yeux bien que le bleu de ses iris semble changeant pour l’observateur minutieux. A l’exemple du bleu de la mer, il peut aller du bleu acier à l’azur des mers du Sud.
Son visage, marqué par l’âge, est mangé en grande partie par une barbe grise dense mais bien peignée laquelle est en accord avec ses longs cheveux gris tirés en arrière, généralement dissimulés dans sa capuche.
Du genre souriant, ses sourcils broussailleux parviennent cependant à tétaniser même les cœurs les plus impudents lorsque celui-ci vient à agacer le maia. Le tout lui donne l’air d’un grand-père sévère mais aimant, chaleureux et rieur mais intransigeant.

Description Psychologique :
Est-il seulement possible de rendre dans un langage intelligible la pensée d’un être divin, même mineur ? Sa pensée, son caractère, son esprit ont été d’abord influencé par sa maîtresse, Uinen, qui lui apprit l’amour, la bienveillance et le goût des belles choses de l’esprit. Des suivants de Fëanor, Gwinnîr reçut la peine et la colère. Avec la Guerre de la Grande Colère il devint curieux et connut la compassion et le pardon en contemplant le visage des Elfes morts pour sauver le monde de Melkor. Au milieu des ruines du Beleriand, il fut saisi par l’émerveillement et, venant trouver Ulmo, le prirent l’envie de combattre et l’espoir.

En posant le pied sur Endor, il apporta tout cela avec lui. Sa rencontre avec la jeune Mermen réveilla le tempérament rieur et jovial qui avait été le sien sur les plages de Tol Eäressa, en un tout autre temps. Il redécouvrit les plaisirs de la bonne compagnie et goûta à l’herbe à pipe dont Olórin lui avait tant vanté les mérites – compliments qu’il confirma.

Finalement, Galadaer est donc un vieillard sympathique, curieux, au caractère bien trempé, combattif et déterminé, il sait aussi bien se montrer patient que tempétueux et tient à honorer sa mission auprès d’Ulmo plus qu’à sa propre vie.


Histoire :

« Cela faisait longtemps que nous n’avions pas eu pareille compagnie, Ëarendil. Ou peut-être était-ce hier ? Le temps est bien peu de chose pour des êtres de notre âge. Quelles nouvelles de l’Ouest ? »

Des êtres de leur âge ? L’Onodrim disait vrai. Gwinnîr ne s’était jamais senti si vieux que depuis qu’il avait découvert sur ces terres la fragilité, la mortalité et la beauté de cet éphémère. C’était une chose que de le savoir. De ne pas ignorer que, quelque part, à des milles et es milles, des êtres naissaient, vivaient un temps et, devenus vieux et faibles, disparaissaient. C’était autre chose de le voir, de ses propres yeux. Un enfant qui braille, une mère qui pleure en le tenant tendrement, un vieillard qui ferme les yeux et s’en va rejoindre paisiblement les cavernes de Mandos. Bien plus fascinant encore que ce à quoi il s’était attendu.

Le maia releva la tête, ébloui par les rais solaires, il se laissa lentement pencher sur le côté, plaçant le feuillage de son hôte entre lui et Arien*.


« Les vents de Manwë souffleront toujours, les pluies d’Ulmo tomberont encore et il y aura toujours des vieillards pour parcourir cette Terre. »

Le géant s’ébroua, un rire profond et craquant le traversa et après un temps infini aux yeux de tous – mais non de Gwinnîr – il reprit :

« Avoir parcouru un si long chemin pour si peu et m’avoir réveillé pour s’en tenir à cela – par mes racines ! – il n’en est pas question. Racontez-nous donc une histoire, à mes amis et moi-même. La conversation se fait trop rare pour ne pas la faire durer. Et – pourquoi pas après tout ? – nous faire le récit de votre vie ? Les vôtres en savent tellement sur notre peuple et nous, qui ne pouvons voyager, en connaissons si peu sur vous. »

Gwinnîr sourit à son tour, s’installant plus confortablement contre le tronc du frêne contre lequel il avait trouvé le repos. Sa vie ?

« C’est bien plus d’une pipe dont j’aurais besoin pour venir à bout d’une histoire comme celle-ci. Enfin, le Char du Soleil commence seulement à descendre derrière les monts et mes compagnons ont besoin de repos ; alors soit ! Remontons jusqu’au début des temps, à cette époque où les Onodrim n’était encore qu’un chant pour l’avenir.

Lorsque Ilúvatar fit jaillir de son esprit les Ainur, je me trouvais à naître parmi eux, petit esprit face à ces immenses, et je participais, aussi ténue que soit ma voix, à leur côté à l’Ainulindalë, le chant qui créa Ëa, le monde sensible, et avec lui Arda. Fasciné par la beauté de ce monde, je me joignis à mes frères au moment de leur descente sur ces terres et pris ma place parmi eux en tant que Maia, serviteur d’Uinen, elle-même une Maia du Vala Ulmo. Avec lui, nous gagnâmes les profondeurs de l’Océan et c’est là que je résidais longtemps à servir ma maîtresse. Je ne côtoyais que peu le monde d’En-Haut, si ce n’est pour goûter à la compagnie des Teleri qui, comme ils avaient gagné l’amour de la Dame des Mers, gagnèrent mon cœur. Longtemps nous chantâmes avec eux, longtemps nous parcourûmes les Flots jusqu’à ce que l’orgueil des seuls Noldor vint ternir l’éclat d’Alqualondë. Ma peine fut égale à celle d’Uinen, si bien que je me dévêtis du nom que les Noldor m’avaient donné dans leur langue, Ëarendil, pour me endosser le manteau de mon deuil en Lindárin, langue de ceux qui avaient péri, et je fus connu lors comme Gwinnîr, « Les Pleurs de l’Ecume ». Ma colère contre le peuple de Fëanor fut plus grande encore que ma peine et je participais, aux côtés d’Uinen, à la destruction des nefs qu’il avait volé à notre peuple chéri. L’on ne m’entendit plus prononcer un mot de Quenya dès ce moment et pour des siècles et des siècles ; aujourd’hui encore, c’est bien malgré moi que j’use de la langue de ces fratricides et lorsqu’il m’en est donné la possibilité, je lui préférais, un temps, le Telerin et plus tard le Sindarin.

Longues furent mes années de tristesse et je dénigrais totalement la présence de mes frères hormis celle de ma Maîtresse, de son époux et de notre Maître. Quelle ne fut pas ma surprise, lorsqu’un jour nos abysses se trouvèrent accueillir le Beleriand tout entier ! Par fierté ou par colère, je n’allais cependant pas en demander la raison, la Dame des Mers ne me demandant rien d’autre que de la servir au fond des eaux. Je restais silencieux et parcourais les ruines de ce qui avait été Nargothrond, Gondolin et Doriath, et toutes les cités des Elfes. Même là, au fond des mers, réduites en grande partie à des amas de pierres disparates, je devinais la majesté de ces lieux et le génie de ceux qui les avaient élevés. Et pourtant, au cœur de ma surprise, l’effroi. Je découvrais parmi les statues et les pierres les milliers de corps de nos peuples et là, je pleurai encore, même sur les Noldor. Revenant auprès de ma Dame les joues baignées de larmes, nous entreprîmes de donner sépultures à chacun et, bien loin de la corruption de Melkor, dans le sable blanc des profondeurs marines, nous couchâmes ensemble les Eldar et les Atani que je découvrais pour n’en avoir jamais vu.

Plus tard, lorsque le Seigneur des Eaux fit surgir du fond marin le Pays du Don, je me mêlai à ceux parmi les Teleri qui, en toute amitié, venait visiter ce pays et ces gens. Bien que je n’en disse mot, ce fut pour moi une grande joie que de découvrir ces peuples et la bienveillance avec laquelle ils entretenaient rapport. Ma joie fut à la hauteur de la colère qui m’envahit lorsque que j’appris l’entreprise de Sauron et la vilenie qui s’était insinué dans les cœurs de ces hommes. A ces traîtres, nous ne donnâmes aucune sépulture, ne voulant d’eux dans nos eaux, nous les rejetâmes un à un sur les berges des plages désertes du Sud de la Terre du Milieu.
Le Lamathannûn soupira. Ces souvenirs ne lui étaient pas les plus agréables. Le temps passa encore et finalement, j’appris que certains d’entre nous avait été envoyés par nos frères Valar en Endor pour aider les Quendi dans leur lutte contre l’Abominable.

Mes longues promenades dans le Beleriand submergé eurent raison de ma curiosité et, finalement, mettant de côté ma peine, je pris congé d’Uinen pour en apprendre plus long aux côtés d’Ulmo. Le Seigneur des Mers m’accueillit avec bienveillance et souffrit mes interminables questions avec plus de patience que je n’aurais jamais pu l’espérer. Il me raconta l’apparition des Quendi, les exploits de Tuor, la fin de Gondolin, la Guerre de la Grande Colère et à présent la lutte qu’il menait contre le Mordor et le dernier serviteur du Noir Ennemi. Il me prévint cependant qu’il n’était pas encore temps pour moi de fouler le sol d’Endor et je lui obéis.

Finalement, de Curumo, Alatar, Pallando, Aiwendil et Olórin, il n’y eut que lui pour revenir des terres mortelles, auréolé par sa réussite et accompagné par les Porteurs des Anneaux. Le temps de leur traversée, il me raconta tant et tant d’histoires que mon cœur bondissait à l’idée de gagner ces terres qu’il quittait avec ce sourire à la fois bienveillant et nostalgique. Je rencontrai aussi Frodo, le Dernier Porteur de l’Anneau Unique, Bilbo Sacquet, sans qui Smaug l’infâme vivrait encore mais aussi Alatáriel aux cheveux d’or, Elrond le Semi-Elfe et Círdan seul parmi les à arborer une barbe avec Mahtan et toute une compagnie rieuse de Gens éternels heureux de rejoindre le continent d’Aman. J’abandonnais cette belle compagnie lorsque Tol Eressëa se dessina à l’horizon, m’enfonçant à nouveau dans les Eaux à la recherche d’Ulmo. Quand je l’eus rejoins, celui-ci m’enjoins une nouvelle fois de réfréner mon ardeur et d’attendre. Alors que je le questionnai, il me répondit l’air sombre que son sentiment était que mon rôle viendrait mais que, pour l’heure, je devais rester.

Et ce jour vint. L’Etoile d’Eärendil venait de disparaître de l’horizon et tous les divins de frémir lorsqu’Ulmo me convoqua. Sombre, il me prévint qu’il était temps pour moi de gagner les côtes d’Endor et de devenir l’un des Andunënómar, l’une des « Voix de l’Ouest ». En effet, le Silmaril, pourtant placé hors d’atteinte de Melkor, avait fini par tomber au creux de sa main et celui-ci travaillait déjà hardiment à son retour en Terre du Milieu. Soucieux, j’allais quérir Olórin et son conseil précieux avant de prendre forme et de poser le pied pour la première fois sur la grève de Mithlond. Là, une douce Enfant des Elfes m’aperçut et s’écria « Galadaer ! », le cristal de mon bâton ayant jailli de l’écume le premier, jetant sa lueur bleutée alentours. Elle me confia s’appeler Alfirinaew, « Petit Oiseau aux Plumages de Pétales Multicolores » dans la langue de son peuple, et accepta d’être mon guide dans ces terres étrangères. Bien qu’encore jeune pour les gens de son peuple, son esprit curieux et la fraîcheur de son cœur me plurent immédiatement et sa compagnie resta jusqu’à aujourd’hui un plaisir de tous les instants. De Mithlond, nous gagnâmes la Comté, de la Comté nous atteignîmes la Trouée de Rohan puis, ayant traversée l’Eastfold, nous entrâmes dans l’Anórien et, au loin, se dessina le pays nuageux de Mordor et, face à lui, l’éclatante Minas Thirith.

Là, j’espérais trouver l’oreille favorable du descendant d’Elessar et d’Isildur, Olórin m’ayant conseillé d’aller quérir à la cour d’Eldarion la force et le courage de son peuple. En lieu et place de la magnificence, je trouvais un peuple en proie au doute et à l’inquiétude, un Dùnedain vieillissant sous sa couronne et le grondement de la guerre civile plutôt que les cors de l’Harmonie. La cour nous chassa alors comme autant d’oiseaux de malheur, nous refusant jusqu’à la parole, et nous fûmes forcés de faire route vers les royaumes elfiques, Alfirinaew m’assurant que Celeborn saurait se montrer bienveillant envers nous.

C’est là, sur les bords de l’Anduin, que nous fîmes la rencontre de deux étranges voyageurs, l’une poète et l’autre chevalier errant, alors que ceux-ci fuyaient, en longeant l’Emyn Muil, des mauvais gens du Rhûn. Je favorisais leur traversée du fleuve, en appelant à Ulmo et au pouvoir qu’il m’avait confié, et grâce à nous ils purent atteindre sauf notre berge. L’homme répondait au nom de Gaubert, la Petite-Personne répondait à celui d’Aédé. En appelant à notre bonté, ils nous prièrent de faire diligence avec eux jusqu’à Edoras, capitale des Seigneurs des Chevaux, puisqu’ils étaient porteurs de sombres nouvelles de l’Est. Nous apprîmes qu’ils avaient mené vers l’Est une mission de reconnaissance, l’un se trouvant désireux d’être utile, l’autre ayant l’espoir de conter les exploits des héros.

Parvenus à Edoras, l’accueil fut plus chaleureux que celui que nous avions trouvés Merën et moi-même dans les hauteurs de la Cité Blanche, mais l’humeur s’assombrit rapidement sitôt que la Reine Elewyn eut entendu les rapports d’Aédé et de Gaubert. L’Est se faisait à nouveau menaçant mais je ne pus la convaincre que ce n’était là que le premier symptôme d’un mal plus grand et nous fut donné pour tâcher de gagner le Royaume Elfe de Celeborn que nous désirions déjà rejoindre afin de s’assurer que les Elfes restaient les alliés des Hommes.

Des chevaux nous furent donnés, des provisions octroyées et les messagers se trouvèrent équipés par les gens de Rohan. Dès lors, nous chevauchâmes à vive allure vers le Nord mais c’était sans compter ma curiosité qui, voyant le détour réalisable sans que notre mission en fut inquiétée, m’attira jusqu’à Isengard dont vous êtes aujourd’hui le Gardien, Orodrim, et l’hôte bienveillant. »


La pipe s’était depuis longtemps consumée et, désormais éteinte, Gwinnîr l’avait laissé choir sur le tissu de sa robe, tendu par ses jambes croisées. Avec la chute du soleil à l’Ouest, il avait fait glisser son capuchon dans son dos et c’est à présent sous les étoiles, les nuages et la Lune qu’il contemplait la forme indistincte et sombre des Bergers de la Forêt. Fangorn prit une longue inspiration et répondit avec toute la lenteur et la profondeur des gens de sa nature.

« Vous parlez au moins aussi longuement qu’un des nôtres, Eärendil, et c’est un plaisir pour nous d’entendre à nouveau le parler des Elfes, doux à nos oreilles. Nous comprenons l’urgence dans laquelle vous vous trouvez, mais nous nous trouvons impuissants à vous aider si ce n’est à vous offrir un endroit sûr pour la nuit, le couvert de nos arbres et les quelques livres qu’il reste aujourd’hui encore dans la Tour du Magicien. Nous vous y mènerons dès l’aube. En attendant, reposez-vous, votre route a été longue. Nous devons tenir conseil et cela nous prendra tout le reste de la nuit. Je crois comprends, par ailleurs, que vous compagnons s’inquiète de vous, ils ne cessent de nous jeter des regards. Reposez-vous, Andunënóma.

– Merci à vous, Fangorn. Je suis heureux d’avoir partagé ce temps avec vous. »

Accédant à la suggestion du géant, Galadaer se leva, s’appuyant sur son bâton, et alla rejoindre ses camarades restés autours de la lumière magique qu’il avait généré pour eux, tout feu étant interdit à proximité des terres d’Isengard désormais.

Eru Ilúvatar
Fondateur
Maître du Jeu

Informations
Messages : 1202
Autres Comptes : Aucun
FondateurMaître du Jeu
Voir le profil de l'utilisateur
Dim 30 Aoû - 15:39
Citer EditerSupprimer
Excellent début de fiche !

Officiellement bienvenue, et bon courage pour la suite de la rédaction ! =)

Galadaer
Héraut d’Ulmo

Informations
Messages : 30
Autres Comptes : Vala Námo
Niveau : 1
Réputation : Inconnu(e)
Concept Majeur : Héraut d’Ulmo
Trouble : Languir des Eaux
Aspects : Pèlerin Bienveillant
Lumière dans les Ténèbres
Colère Tempétueuse
Dégâts15+4=19 Protection7+4=11
Héraut d’Ulmo
Voir le profil de l'utilisateur

Personnage
Santé:
100/100  (100/100)
Rangs:
RangsCompétences
Superbe
RemarquableVolonté
BonConnaissance ; Perception
MoyenEquitation ; Charisme ; CàC
PassableEmpathie ; Contact ; Athlétisme ; Physique

Trésorerie Trésorerie: 200
Dim 30 Aoû - 18:49
Citer EditerSupprimer
Merci beaucoup ! Je suis heureux que cela te plaise ;) Est-ce que je dois "rallonger" l'histoire ou je peux me permettre de compléter la partie "psychologie" et considérer ma fiche comme terminée ? ^^

Galadaer
Héraut d’Ulmo

Informations
Messages : 30
Autres Comptes : Vala Námo
Niveau : 1
Réputation : Inconnu(e)
Concept Majeur : Héraut d’Ulmo
Trouble : Languir des Eaux
Aspects : Pèlerin Bienveillant
Lumière dans les Ténèbres
Colère Tempétueuse
Dégâts15+4=19 Protection7+4=11
Héraut d’Ulmo
Voir le profil de l'utilisateur

Personnage
Santé:
100/100  (100/100)
Rangs:
RangsCompétences
Superbe
RemarquableVolonté
BonConnaissance ; Perception
MoyenEquitation ; Charisme ; CàC
PassableEmpathie ; Contact ; Athlétisme ; Physique

Trésorerie Trésorerie: 200
Dim 30 Aoû - 20:27
Citer EditerSupprimer
Double-Post ! Si je peux le considérer comme tel, je crois que j'ai fini ma fiche :D

Eru Ilúvatar
Fondateur
Maître du Jeu

Informations
Messages : 1202
Autres Comptes : Aucun
FondateurMaître du Jeu
Voir le profil de l'utilisateur
Ven 4 Sep - 22:51
Citer EditerSupprimer
Je te souhaite la bienvenue sur le forum sur ta fiche, même si au final... Tu as déjà marqué ton arrivant en nous rejoignant accompagné et en nous aidant (notamment avec la rédaction des fiches elfiques je posterai ASAP).

C'est une très jolie fiche pour un personnage qui est soigné et original. Souvent, les joueurs qui cherchent à jouer ce type de personnage ne réfléchisse pas de façon aussi poussée.

Pour l'administration, lorsqu'un joueur décide de jouer un Maia, c'est toujours un peu délicat puisqu'il faut s'assurer que le personnage soit cohérent (certes), mais aussi que le joueur qui l'incarnera intègre au personnage plus de profondeur que simplement "Whats'up, je suis un Maia tavuuu". Avec ton personnage, on a plein de choses qui sont très intéressantes.

En ce qui concerne le choix des aspects, c'est très bien. Merci également de les avoir détailler pour faciliter la compréhension des joueurs et du staff. Ton trouble va beaucoup nous permettre de t'en faire baver, je pense. Ton concept général est very good aussi, puisqu'il nous permet d'identifier ton personnage très rapidement.

Autrement, l'histoire est bien ficelée et l'orthographe soignée. Je n'ai pas vu d'incohérences. Bref, c'est bien d'être parvenu à créer et intégrer un personnage ancien à l'univers si simplement !

Félicitations, car je te valide; Bon jeu parmi nous :)


Voilà ce que nous te conseillons de faire avant de commencer le RP :

- Mets ton profil et ta feuille de personnage à jour. Normalement, tu dois désormais pouvoir remplir tous les champs sauf ceux réservés à la modération (réputation etc...) :
Note : Pour l'inventaire, tu peux prendre une pièce d'armure et deux armes (n'importe lesquelles), et de n'importe quels matériaux Communs. La liste des armes disponibles sur le forum se trouve dans la boutique générale et les matériaux dans le sujet sur l'artisanat. Tu commences avec 200 Ecus que tu peux d'ailleurs dépenser dans la boutique.. (tu peux te donner quelques objets annexes telle que monture etc... en plus)

- Dans ton profil, ajoutes dans le champ Dégâts ceux d'une de tes arme, et dans le champ Protection, celle de ton armure combinée.

- Si tu le souhaites, fais ton sujet de demandes de rps, puis mets un lien vers celle-ci dans ton profil (champ "Demandes de RPs") pour que les joueurs puissent te demander de jouer avec eux s'ils le souhaitent.

Bon jeu sur New Shadow !!



Contenu sponsorisé


Citer EditerSupprimer

Page 1 sur 1
Permission de ce forum:Vous ne pouvez pas répondre aux sujets dans ce forum
-