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Premier Conseil des Andunënómar

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Galadaer
Héraut d’Ulmo

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Concept Majeur : Héraut d’Ulmo
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Héraut d’Ulmo
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Trésorerie Trésorerie: 200
Jeu 10 Sep - 0:24
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« Quelle course effrénée épargnerez-vous à votre humble serviteur ? La vieillesse donne bien des vertus mais certainement pas le goût des longues ruées.

– Ce n’est pas vous que je plaindrai, vieux filou, mais bien la pauvre bête qui portera pour toi votre vieille carcasse. »

Les deux immortels rirent de concert. Ils ne s’échangèrent pas un mot de plus et Gwinnîr contempla la forme évanescente de son maître disparaître dans les eaux limpides du Sir Angren1. Les ordres avaient été donnés et reçus ; les voyageurs n’avaient que trop tardés à l’ombre d’Orthanc qu’ils n’avaient pu pénétrer faute d’en posséder la clef. Derrière le fleuve la forêt de Fangorn bruissait, pleine de vie. Les siècles avaient définitivement effacés les ravages des Orcs et le Narn Curunir2 ne portait plus pour marque de l’Istar que son nom. Toute trace de la corruption avait fui si bien si bien que l’Angren, de nouveau pur, accueillait de nouveau les pouvoirs d’Ulmo tandis que la forêt s’était avancée jusqu’à baigner ses racines en lui.

Le vieillard s’accroupit, s’appuyant sur son bâton, et se pencha jusqu’à effleurer tendrement la surface de l’eau du bout des doigts, celle-ci se ridant doucement autours d’eux. Alagos paissait tranquillement à quelques pas de là, n’ayant qu’à peine remarque l’épiphanie divine à laquelle venait de se prêtait le Seigneur des Eaux. Gwinnîr le rejoignit, flatta son encolure, caressa son nez alors que celui-ci redressait la tête et glissa son bâton dans les corroies de cuir prévue pour l’accueillir. Le Maia monta en selle, donna un léger coup de talons dans les flancs de sa monture qui s’élança pour rejoindre le groupe de voyageurs qui avançait tranquillement en deçà du fleuve, aussi conscient que l’étalon des événements qui venaient d’animer les eaux.  

Ralentissant à la hauteur du groupe, le Lamathannûn répondit aux regards curieux par un sourire mystérieux et un brin de malice. Il se mit quelques temps au rythme de ses compagnons avant de leur annoncer :

« Poursuivez votre chemin le long de l’Isen jusqu’à dépasser la forêt. Là, traversez, le lit du fleuve est trop profond pour le passé à guet avant des centaines de lieux. Vous longerez la Forêt de Fangorn, ne touchez qu’au bois sec et mort, pas de feu à proximité des arbres. Je vous retrouverai plus tard, une affaire m’attend. Le vieillard s’apprêtait à partir avant d’ajouter avec un sourire, Profitez de votre pour goûter à ces eaux claires, elles sont délicieuses à cette époque quoiqu’un peu fraîches. »

Gwinnîr murmura à l’oreille d’Alagos qui s’élança au galop avec un dernier sourire pour les compagnons qu’il abandonnait à la route paisible qui les attendaient. Des choses devaient rester cachées. Une fleur ne finissait jamais la plus épanouie en dévoilant son bouton trop tôt. Le vent finit par rabattre son capuchon dans son dos libérant sa chevelure grise qui se mit à danser au rythme des galops. Le Vala ne lui avait pas laissé beaucoup de temps. Dans deux jours, son envoyé devait se tenir sur les hauteurs bordant le Sîr Onodló. Là, il retrouverait une consœur des terres de l’Ouest. Les Ombres s’agitaient. La destruction de l’Anneau Unique et la défaite finale de Sauron qui aurait dû apporter des siècles de paix n’avait été qu’une trêve et déjà les eaux du lac Núrnen n’étaient plus accessibles au Seigneur des Eaux. Dès lors, comment faire comprendre à des peuples ne souhaitant plus que le calme et la paix que des troubles que l’on croyait à jamais disparu menaçaient à nouveau ?

S’il était parti joyeux, ces pensées assombrir rapidement le front du maia. On ne fuyait guère longtemps soucis si préoccupant. Il chevaucha ainsi toute l’après-midi jusqu’au coucher du jour et repartit le lendemain sitôt Anor paru à l’horizon. Gwinnîr ne s’arrêta que deux heures, lorsque qu’Arien eut atteint le zénith de sa course, et laissa Alagos se reposer à l’orée de Fangorn tandis qu’il mastiquait péniblement un morceau de viande séchée. Le voyage se déroula à l’exemple de celui de la veille si bien que le jour suivant put se faire à un rythme moins effréné. La nuit tombait lorsque Gwinnîr vit se dessiner à l’horizon la seule colline des environs. La reconnaissant pour le lieu de la rencontre, il la gravit au trot, faisant glisser le bâton des corroies qui le retenaient et, se présentant à son sommet, alluma l’extrémité de celui-ci qui irradia d’une lueur azurée intense. En contrebas, du côté de l’Onodló, il aperçut, dansant à la lueur de Tilion, la chevelure dorée d’une Elfe. Au fur et à mesure de son ascension, les contours de son visage se dessinèrent et sa beauté et son port ne laissèrent aucun doute quant au sang noldo qui coulait dans ses veines éternelles – un détail qu’Ulmo n’avait pas jugé bon de transmettre à son héraut s’il l’avait eu. Une chose étonna cependant le maia, la jeunesse évidente de l’envoyée d’Oromë. Lorsqu’elle fut enfin à portée de voix, Gwinnîr la salua en Sindarin amicalement bien que sa rancune pour les gens de sa race était perceptible à une certaine réserve dans son attitude :


« Amie, voilà un cadre bien bucolique pour accueillir le premier conseil des Lamathannûni en Endor. Mon maître, Ulmo, le Seigneur des Eaux, se joint à mes salutations. Je reconnais en vous une Née de Valinor, me direz-vous qui furent vos aïeux ? »
Spoiler:
 

Istarill
Envoyée de Oromë
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Concept Majeur : Envoyée du Valar Oromë
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Aspects : - Jeune Héritère Noldorine
- Mage
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ProtectionArmure renforcée d'écailles de vouivre : 15
Envoyée de OromëJeune Héritière Ñoldorin
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Trésorerie Trésorerie: 200
Dim 20 Sep - 17:45
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Nous avions fait route jusqu’à la lisière de Fangorn. La vieille forêt qui recouvrait jadis toutes les Terres du milieu voyait son origine remonter à la création du monde.  Elle avait possédé mauvaise réputation pendant longtemps jusqu’à ce que Silvebarbe fit sortir de sa langueur le conseil des Ents, qu’ils marchent sur Isengard et la noie sous les eaux afin de détruire l’armée de Saroumane. Les Hommes s’étaient alors souvenus que la forêt habitait les premiers arbres à avoir marché et ils avaient considérer ces bois avec un respect renouvelé. Pourtant Fangorn n’était pas dénuée de dangers, même pour le Vieux Peuple.  Tous les arbres ne possédaient pas un caractère placide et certains bien qu’à moitié endormis se souvenaient d’affronts lointains et oubliés. Ils punissaient les voyageurs de leur audace, se déplaçant et faisaient disparaitre les chemins, les racines se faisaient glissantes et traitresses refusant leur appuis au moment opportun pour que le promeneur se rompe le cou, parfois même le lierre pouvait se faire piège mortel et entrainer sous terre celui qui se laissait piéger pour ne plus jamais le relâcher à la lumière du jour. Cette forêt pourtant ne m’effrayait pas vraiment. Je comprenais sans l’exprimer qu’elle était puissante et solennelle, courroucée parfois aussi mais je me souvenais que c’était par la magie des Ainés de notre Peuple qu’elle était née et qu’elle était un peu notre enfant. Il était impossible de la soumettre. Il fallait la reconnaitre et l’admirer pour ce qu’elle était : une merveille d’un temps révolu, sauvage et primordiale. Je contemplais ces arbres et à la forme des troncs et au tombé des branches je pensais deviner lequel avait un esprit droit et noble et lequel torturait ses pensées de sombres envies sans que rien ne me l’indiqua hormis l’habitude et l’amour d’une vie forestière.

A la nuit tombée, je laissais mon esprit vagabonder sur les chemins de la rêverie voguant telle une plume dans un cours d’eau tumultueux de souvenirs en souvenirs. Naturellement ceux d’Oromë étaient les plus présents. Je revoyais nos chasses et nos longues discussions à la nuit tombée. Certains souvenirs étaient plus brumeux que d’autres, fugaces et incertains,  mais je ne cherchais pas à les retenir car ils auraient fuis tels une colibri effarouché. Je me contentais de laisser défiler mes songes sans les arrêter. Au cours de l’un d’entre eux le Valar s’adressa à moi au lieu de m’inviter à sa suite comme il l’avait fait dans notre passé utilisant mon nom secret qu’il ne me donnait que lorsque nous étions seuls « Et bien, tu as fait un long chemin Ninciruscu et tu dois te poser beaucoup de questions.» C’est ainsi qu’il me surnommait, Petite Renarde, pour ma vivacité et ma curiosité toujours en éveil. Il était prévenant avec moi comme toujours et je sentais que ses paroles seraient précieuses. « Je me doute que tu dois te sentir seule et c’est moi qui t’ai envoyée loin des tiens. Mais les réponses viennent parfois là où on ne les attend pas. Il y  en lisière de Fangorn un endroit où les chênes rejoignent les marronniers et s’enlacent aux pieds d’une colline. Là bas tu trouveras certaines de tes réponses » et mon songe repris tel qu’il aurait du être avec au réveil la certitude que je devais me diriger là bas.

Il nous fallut quelques temps pour parvenir à l’endroit de ma vision. Nous fîmes halte à proximité, à la nuit tombée et lorsque tout le monde fut endormi, je quittais le camp dans le plus grand silence, avançant seule à le rencontre de mon destin. La forêt était paisible et la nuit douce, quelques hermines chassaient dans les fourrés sous l’œil attentif qu’un petit-duc tandis que le brame d’un chevreuil résonnait au loin, lorsque soudain une lumière argentée jaillit du haut de la colline, saisissant de stupeur le règne animal sans pourtant les faire fuir. J’étais arrivée à ma destination, je le savais. J’avançais encore jusqu’à un vieil homme dont le visage buriné et couvert de rides mais pourvu encore de toute sa force annonçait un âge avancé et une vie de voyages. Ses habits étaient étonnants, à la croisée des peuples, et j’aurais eu bien du mal à en deviner l’origine si je n’avais pas identifié le Maïa à sa présence et à son bâton dont l’extrémité s’enroulait autour d’une pierre bleue aux reflets marins.

« Amie, voilà un cadre bien bucolique pour accueillir le premier conseil des Lamathannûni en Endor. Mon maître, Ulmo, le Seigneur des Eaux, se joint à mes salutations. Je reconnais en vous une Née de Valinor, me direz-vous qui furent vos aïeux ? »

Je reconnus Gwinnîr  que mon père nommait Mëarainu, L’Esprit Sanglant, car il avait été responsable de la mort de beaucoup des nôtres lors du Premier Age, lorsque les Noldor avaient quitté Valinor pour combattre Melkor. Je me remémorais ses paroles lorsque bien plus jeune, il m’avait parlé de lui pour la première fois. Son attitude s’était durcie et j’avais ressenti une tension inhabituelle qui m’avait alors fait comprendre que la leçon de la journée serait importante et qu’il ne tolèrerait aucune inattention de ma part.

« Aujourd’hui Istarill je vais te parler de l’Ainu serviteur d’Ulmo, Ëarendil en Quenya ou Gwinnîr en Lindàrin ou encore Ëorâmadilar en Valarin et que je ne nommerai pas autrement que Mëarainu. Tu trouveras son nom dans la langue des orcs et le noir parlé dans cet ouvrage mais je ne le prononcerai pas. Et toi non plus. De par leur naissance, les Maia sont proches des elfes, si l’on excepte les serviteurs du Déchu. Nous avons toujours entretenu une attitude de respect mutuel avec eux mais ce n’est pas le cas de celui-ci. Comme tu le sais, lorsque  Fëanor donna l’ordre de quitter Aman, nous dûmes trouver des navires pour traverser les mers  et Olwë d'Alqualondë refusa de nous accorder son aide. Nous prîmes alors par la force ce qui nous avait été refusé afin de retourner sur les Terres du Milieu, refusant d’abandonner les Silmarils. Notre flotte fut brisée et nous dumes traverser par l’Helcaraxë, et cela je te le conterai une autre fois, mais ce que tu dois savoir c’est que Mëarainu aida Uinen à détruire cette flotte. Il est directement le responsable de la mort d’un grand nombre de nos frères, ainsi qu’Unien et depuis ce jour je n’oublie pas que les alliances sont éphémères et que le frère d’aujourd’hui peut tenir la lame demain. Et c’est ce que tu dois faire également. Je te conterai aujourd’hui les évènements auquel il fut mêlé et qui relèvent une bien étrange faiblesse qui n’est pas sans logique lorsque l’on connait sa nature. Sache déjà que l’Ainü est lié aux eaux et que sa force le quitte lorsqu’il en est trop éloigné ou s’il est possible de l’en priver. En mer il sera un formidable adversaire et l’affronter sur ce terrain relèverait de folie pour toi mais en dehors n’oublie pas qu’il est privé de sa principale force. Je t’apprendrai ensuite à lutter contre lui. »

Je m’étais alors risquée à une question car je souhaitais comprendre le fond des choses,  bien que je craignais de me faire rabrouer, ce qui ne manqua pas d’arriver. « Mais Père, les Nolors avaient tués de nombreux Teleri. Est-ce que son courroux n’était pas compréhensible ?

- Comme toujours tu te laisses influencer par les sentiments au lieu de voir cela sous l’œil de la raison. Notre famille a pour rôle d’être les conseillers des Rois mais conseiller ne veut pas dire diriger. Lorsque la décision est prise, elle doit être appliquée, quelle qu’elle soit. Tu peux la désapprouver dans ton cœur si tu le souhaites mais jamais ton bras ne doit faillir. Cette faiblesse n’est pas pour les nôtres. Crois tu que les Ainus ont moins de sang sur les mains ? Ils avaient le choix de la punition et ils ont choisit la mort. La situation ne souffre pas de discussion : qui tue un Noldo doit être prêt à périr de nos mains pareillement. Quel qu’il soit ». Et par nos mains, je savais bien qu’il voulait dire les siennes et les miennes. Père avait toujours été inflexible. Il était le conseiller certes mais je savais qu’il était aussi le bouclier et l’épée. Il étudiait sans cesse afin de parfaire ses connaissance et d’être en mesure de défendre notre peuple. J’avais plus de mal pour ma part à adopter une telle rigueur de caractère mais je n’avais pas vu autant de souffrances que Père au cours de ma courte vie, je devais admettre que ses raisons étaient sans doute fondées. Il passa les jours suivants à m’instruire sur cet ennemi qui n’en était pas vraiment un et voilà qu’aujourd’hui il se tenait devant moi. Je n’éprouvais nulle crainte cependant, si Oromë souhaitait cette rencontre, c’est qu’elle était un heureux présage et ne dit-on pas que le renouveau vient avec chaque aube ?

« Je vous salue Gwinnîr ainsi que votre maitre Ulmo, que son corps soit éternellement baigné par les flots et son esprit caressé par les vagues : je remercie les augures qui nous firent nous rencontrer.
Istarill est le nom que je porte en Valinor et Ilmälóien [1] celui qui me fut donnée à ma naissance en Lothlorien suite à la mort de Sauron. Je suis la fille d’Amarùil [2] qui servit Galadriël sur ces terres et la sert encore aux delà des mers et de Luneviel [3] fille de Finrod et d'Amarië, qui se reposent désormais sous les arbres d'Eldamar. Par ma mère je descend d'Indis aux cheveux blonds et par mon père d'Elthorn [4] qui toujours servi les Noldor jusqu'à sa mort en Eriador.  Je viens à vous dans l’espoir de partager votre sagesse et que la lumière que vous rependez ce soir puisse me servir de guide afin de trouver le chemin face à celui que les Valars pensent de retour. M’aiderez-vous en cela ? »

Explication des noms:
 

Galadaer
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Sam 24 Oct - 15:29
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« Je connais vos parents, nín thêl1, et en connaissance de cette lignée, je vous nommerai : Sellabainëcaul2 car sur vos épaules gracieuses pèsent le pénible héritage de faits sans aucune gloire et, bien pire, teintés de tristesse et de sang. Pourtant, Araw3, frère de mon Maître et grand parmi les Valar vous a accordé sa confiance et a vu en vous ce que je n’aurais su voir. Mon maître a foi en son jugement, et moi-même j’ai une pleine confiance en eux tous, c’est pourquoi je ne vous condamnerai pas comme j’ai pu condamner votre père et son père avant lui, et vous tendrait plutôt la main. »

Les paroles du Maïa étaient graves et pleines d’antiques pensées mais, malgré le poids des souvenirs et l’amertume de la mémoire, Gwinnîr sourit à celle qui, comme lui, avait été choisi pour porter la Lumière des Valar en Endor. D’un mouvement souple, il descendit d’Alagos, lui flatta l’encolure et lui souffla à l’oreille d’aller paître là où l’herbe lui semblait bonne. D’un geste de la main, il invita celle qu’il avait appelée sœur à l’imiter afin de parcourir avec elle l’étendue herbeuse qui les séparait du cours d’eau en contre-bas. La lisière de la forêt était visible, à la lumière d’Ithil4, et quoiqu’un peu distante, Gwinnîr décida d’orienter ses pas vers elle. La discussion promettait d’être longue et il lui sembla judicieux qu’elle trouva pour décor et conclusion un lieu évoquant leurs amours respectives : les arbres pour la suivante du Sonneur de Cor et l’eau pour le serviteur du Seigneur des Eaux.
Le Lamathannûn reprit la parole alors que la Noldo était en train de l’imiter et e rejoindre la terre ferme :


« J’aurais aimé vous dire que je fus accueilli par les peuples de la Terre du Milieu à bras ouvert mais les temps ne semblent plus être ceux de l’hospitalité et de la bienveillance envers les voyageurs. Depuis les côtes, j’ai parcouru les terres jusqu’à Minas Thirith, espérant trouver en la personne du Roi Eldarion la pierre d’angle des remparts contre l’Ombre. En lieu et place de cet espoir, je n’ai trouvé que la cour terrorisée d’un seigneur vieillissant et je me suis vu congédié sans même avoir pu faire entendre le message dont je suis porteur au roi lui-même.

Face à l’amertume des Edains, nous avons pris le chemin des nouveaux royaumes des Eldar, ma camarade de chevauchée ayant assuré que nous saurions y trouver le secours que le Royaume Réunifié ne pouvait plus offrir. Manwë voulut que notre route se fit plus sinueuse et nous fûmes détournés, par la nécessité de venir en aide, jusqu’à la cour de la Reine du Rohan – une brave parmi les Seigneurs des Chevaux. Là, nous trouvâmes montures et courage, bien plus qu’ailleurs, et nous décidâmes de prendre la route du Nord pour rejoindre l’Arnad Glaurenyn, en gagnant auparavant le Narn Curunir. C’est là qu’Ulmo vint me donner la nouvelle de notre rendez-vous et c’est également de là que je chevauchais jour et nuit pour vous rejoindre, nín thêl. Mais me voilà encore à déverser mes paroles comme la pluie des moussons et je ne vous laisse pas l’occasion de parler à votre tour. Quels lieux ont déjà eu le plaisir de votre rencontre, Sellabainëcaul ? »

Spoiler:
 

Istarill
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Sam 31 Oct - 18:13
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J’écoutais silencieusement les paroles du Maïa sans témoigner de colère à ses durs propos envers mon lignage. Au contraire je préférais suivre son invitation dans une promenade nocturne  jusqu’aux abords d’une rivière qui serpentait entre les arbres. Le murmure de l’eau accompagné par le bruissement du vent dans les feuillages était propice à la discussion qui s’annonçait. Je m’agenouillais près de la rive et laissais mes doigts baigner dans l’eau et jouer avec le faible courant. Je répondis, pénétrée par la sérénité des lieux.

« Je vous remercie pour votre bon accueil. Sellabainëcaul est un bien noble nom et j’espère pouvoir m’en monter digne ainsi que de votre confiance. Mon Père et son Père avant lui ont tant accompli pour notre peuple que suivre leurs traces est une œuvre qui dépasse encore mes jeunes espérances. Alors que la lumière des Silmarils nimbait à peine ces terres, déjà Elthorn avait fait le serment de défendre les siens et de se mettre au service de son Roi ce qu’il accomplit avec une loyauté indéfectible au travers de toutes les épreuves même les plus douloureuses. Lorsque Fëanor décida de retourner en Valinor, lui obtint l’autorisation de poursuivre. Il emprunta alors la plus dure des voies et accompagna Finarfin au travers de l’Helcaraxë afin de protéger autant de vies que possible mettant durement la sienne à l’épreuve mais en sauvant d’innombrables autres. Il lutta longuement contre Morgoth et fut, comme ceux qu’il accompagnait alors, pardonné par les Valars. Pourtant c’est bien contre son serviteur, le sombre Sauron, qu’il périt, lassé de la vie après la mort cruelle de sa femme Galdhwen. Père prit alors le service laissé vacant par son propre Père et malgré la peine continua le combat. Il servit loyalement Celeborn et Galadriel, protégeant sans faillir la Lörien jusqu’à ce qu’enfin celle qu’il suivait retourne en Valinor où il vit désormais de plus paisibles jours. Maintenant que l’ombre se dresse à nouveau, je ne renierai pas cet héritage et j’accomplirai à mon tour mon devoir avec votre aide je l’espère. »

Mes paroles étaient dénuées de défi ou de reproches mais je me devais de rappeler ce qui était passé sous silence et défendre l’héritage de ma lignée surtout lorsque que le pardon des Valars avait été donné.

« J’entends à vos paroles que vous-même, porteur du messages des Ainürs, avez été refusé aux portes du palais de la Cité Blanche ? Comment cela est-il possible ? Quelle sombre crainte peut à ce point sourdre dans le cœur d’un peuple pour lui ôter tout courage ? Avez-vous pu en apprendre plus sur les raisons justifiant une telle rudesse ? »

Je décidais d’abandonner ma réserve et de parler franchement au Maïa

« Vous êtes de loin mon ainé, Eärendil, et vous ne trouverez pas en moi l’arrogance que l’on reproche parfois aux Nolors.  Je ne connais de ces terres que ce que l’on trouve dans les livres d’au-delà de la Grande Mer, des récits et de l’Histoire. A peine débarquée en Enedwaith c’est ici que mes pas m’ont dirigée et en dehors d’une hobbit qui fait route avec moi je n’ai croisé que peu de monde. J’ai besoin d’un guide pour mes premiers pas ici et de conseils sur ces peuples et Royaumes des Terres du Milieu. Qu’en est-il des Nogothrims (*nains) et des Periannaths (*Hobbits) ou même des miens ? Votre regard est certainement plus distant mais également plus lucide sur l’évolution de ces gens. Je sais les craintes et les sombres présages mais avez-vous pu constater la réapparition du mal par quelques signes évidents ? C’est sans doute beaucoup à vous demander et peut être n’aurez vous pas toutes les réponses mais sachez que vous aurez en moi, au-delà du passé qui alourdi votre cœur, une alliée sincère. »

Galadaer
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Trésorerie Trésorerie: 200
Mer 25 Nov - 12:55
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« La loyauté est une trop belle vertu pour être déposée entre de mauvaises mains. Le cœur des Noldor, en cette époque lointaine, préféra revenir sur l’invitation tendre de ses hôtes pour l’éclat de quelque artefact maudit. Votre confiance, Sellabainëcaul, ne devrait jamais l’emporter ni sur votre raison ni sur votre bonne âme ; le plus excellent des services ne doit pas être confié à un roi injuste. Mais soit, les vagues ont emporté les plaies béantes qui furent ouvertes sur la terre pour que ces méfaits soient oubliés, alors laissons-les derrière nous. »

Le ton était doux mais la conclusion qu’il apportait définitive. Au fond de son cœur éternel, la peine se gonflait chaque fois la houle de ses sentiments, le tout étant frappé par les rafales de la colère. En tous les cas, une mer paisible résultait rarement de courant contraire. Les Lamathannûni devaient s’unir, non pas rejouer en leur sein les vieilles querelles que l’Endor avait déjà par trop enduré.

« J’entends à vos paroles que vous-même, porteur du messages des Ainürs, avez été refusé aux portes du palais de la Cité Blanche ? Comment cela est-il possible ? Quelle sombre crainte peut à ce point sourdre dans le cœur d’un peuple pour lui ôter tout courage ? Avez-vous pu en apprendre plus sur les raisons justifiant une telle rudesse ? Vous êtes de loin mon ainé, Eärendil, et vous ne trouverez pas en moi l’arrogance que l’on reproche parfois aux Nolors.  Je ne connais de ces terres que ce que l’on trouve dans les livres d’au-delà de la Grande Mer, des récits et de l’Histoire. A peine débarquée en Enedwaith c’est ici que mes pas m’ont dirigée et en dehors d’une hobbit qui fait route avec moi je n’ai croisé que peu de monde. J’ai besoin d’un guide pour mes premiers pas ici et de conseils sur ces peuples et Royaumes des Terres du Milieu. Qu’en est-il des Nogothrims (*nains) et des Periannaths (*Hobbits) ou même des miens ? Votre regard est certainement plus distant mais également plus lucide sur l’évolution de ces gens. Je sais les craintes et les sombres présages mais avez-vous pu constater la réapparition du mal par quelques signes évidents ? C’est sans doute beaucoup à vous demander et peut être n’aurez-vous pas toutes les réponses mais sachez que vous aurez en moi, au-delà du passé qui alourdi votre cœur, une alliée sincère. »

Celui qui avait pris le visage d’un vieux magicien se mit à rire à gorge déployé, subitement, une drôle d’idée venant de lui travers l’esprit en entendant l’Elda. Elle était jeune mais sa naïveté, plutôt que d’en faire une faiblesse, elle la transformait en une pique touchante qui rendait toute velléité vaine.

« Nín thêl, si l’idée de fesser votre père ne me laisse pas indifférent, je dois bien avouer que toute rancune s’effondre face à tant de bonne volonté. Vous avez ma confiance, j’ai la vôtre désormais, qu’attendons-nous pour réduire à néant les Ombres qui menacent ? Le rire de Gwinnîr se calma mais un sourire persista sur ses lèvres. Le sujet était bien assez grave pour ne pas le traiter avec les lourdeurs de la sévérité. Je ne me suis pas présenté en ces termes aux gardes de la Cité Blanche. Pour tous, y compris mes compagnons, je ne suis qu’un vieux magicien curieux du monde. S’ils se doutent que je ne suis peut-être pas que cela, ils ne devront jamais connaître ma nature. Un âge durant lequel les vieillards vagabonds se voient refuser l’hospitalité ne peut être qu’un âge sombre, Sellabainëcaul, et les cours royales qui ouvriraient leurs portes aux envoyés Valar et les garderaient closes aux simples de leurs peuples ne méritent pas d’entendre un quelconque message. Autrefois, les gens de Númenor se laissèrent gagner par la même défiance pour l’étranger. Aucun message, qu’importe sa teneur, ne saurait gagner le cœur caché sous les méandres de la peur. La splendeur d’Elessar n’est plus qu’un souvenir entre les murs de Minas Thirith.

Nous devons aujourd’hui aller sonder le cœur des autres rois et reines d’Endor. Le Rohan, qui préféra le bois et la plaine au marbre et à la cité, est resté fier et sa Reine vaillante. Je n’ai guère eu le temps, depuis mon arrivée, de découvrir plus les peuples de la Terre du Milieu et je crains que, si le temps m’a paru bien peu de chose depuis la disparition de Gorthaur1, il n’est grandement affecté ces terres. Avez-vous dévoilé votre nature à votre camarade de La Comté ? »
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Istarill
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Concept Majeur : Envoyée du Valar Oromë
Trouble : Cœur sensible
Aspects : - Jeune Héritère Noldorine
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Dim 6 Déc - 16:55
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Son rire cascada en notes cristallines et sourdes, comme un torrent jaillissant sur la roche.  J’étais heureuse d’avoir pu passer outres notre passé pour créer une relation qui n’appartiendrait qu’à nous et même si l’image de Père fessé me fit manquer un battement de cœur c’est avec un sourire sincère que j’écoutais l’Ainu poursuivre. Ses paroles me firent réfléchir au sens de mes actes récents.

« Non, Iarwain [*Ainé en sindarin], je n’ai pas fait part de qui m’envoyait. Ne sachant pas à quelles menaces je serai exposée il m’a semblé plus prudent de taire ceci, non par simple défiance, mais également afin d’être plus libre d’observer et de me forger mes propres idées sans qu’elles ne soient trop influencées. Il m’est apparu que les Noldors sont généralement bien accueillis et qu’une personne qui ne me recevrait pas n’aurait pas de plus amples raisons de le faire si je prétendais être porteuse d’un message de'Oromë.  En cela ma décision semble assez proche de la votre. De plus, il serait facile à d’éventuels détracteurs de remettre en question ma délégation. C’est en tant qu’Istarill, fille d’Amaruil, que j’agirai. »

Je me relevais et m’approchais du Maïa pour me placer à ses côtés et l’inviter dans une promenade parmi le long des berges boisées.

« Sans doute avez-vous raison et je me rendrai à votre conseil, les gens du Rohan ont toujours été fiers et braves et si sa Reine est à l’image de son Peuple alors nous aurons là un appui d’importance pour la suite de notre périple. Mais peut être préfèrerez vous vous y rendre seul et m’inviter à suivre d’autres chemins. A deux nous serons plus forts mais séparés nous pourrons agir en deux endroits à la fois.

Mais dans un premier temps j’envisage de me rendre en Fangorn. Je ne saurais expliquer pourquoi mais je sens confusément que ma présence est nécessaire là-bas. Au cours d’une halte dans un relai de voyage nous avons appris que plusieurs caravanes marchandes y avaient disparus ce qui m’a semblé surprenant car je pensais que Sylvebarbe avait rendus ses routes plus sures. Un conseil des  Peuples doit se tenir sur le sujet dans un village avoisinant. Ce sera l’occasion j’espère de rencontrer quelques personnes importantes et de découvrir l’état d’esprit qui les anime. Si vous souhaitez vous joindre à nous, vous serez le bienvenu bien sûr. »


Le jugement de Gwinnîr sur Minath Tirith était dur cependant et je m’interrogeais sur l’attitude que nous aurions adoptée si un vieillard vagabond s’était présenté à nos portes et avait demandé à nous voir. L’aurions nous laissé le présenter et parler ou l’aurions nous également éconduit ? Nous lui aurions probablement offert un abri et un repas mais probablement pas plus. Et encore, nombreux parmi les nôtres l’aurait chassé sous prétexte qu’il n’était qu’un humain ou un vagabond. Etait-ce suffisant pour juger d’un cœur ? Ou d’un peuple ? Il y avait un fond de vérité dans cet avis si tranché cependant mais ne fallait-il pas plus de compassion et de compréhension ? Pouvait-elle se permettre de prendre un risque là ou le Maïa avait jugé bon de se retirer ? Pourtant si elle était présente ici n’était-ce pas justement parce qu’elle avait un jugement différent ?

« Peut-être irais-je à mon tour à Minath-Tirith. C’est une cité trop importante pour être délaissée en des temps si graves et peut-être le peu d’ouverture que vous avez ressenti est-il la manifestation de quelque chose de plus grave et insidieux, comme ce fut le cas au Troisième Age au Rohan et à Minas Tirith. Si c’était le cas alors ce serait à nous de tenter de les aider je crois. »

Ces paroles me laissent pensives. Père m’avait toujours appris à prendre des décisions par moi-même mais n’y avait-il pas de l’arrogance à vouloir agir en un lieu d’où le Maia s’était détourné ?

« Il est une pensée qui m’accompagne depuis que je suis enfant. Puisque nous sommes tous des notes de la chanson d’Eru alors est-ce que tout ce que nous vivons n’est-il pas lié à sa volonté et ne sert-il pas un dessin plus grand ? Une note seule est cristalline mais ne crée pas d’harmoniques. Il en faut une infinité pour créer les musiques les plus belles. Dans ce cas chaque note à sa place, même si elle n’est pas aisée à comprendre et toutes les épreuves que nous traversons ou traverserons nous amènerons à créer un monde plus beau d’exploits et de merveilles accomplies par des générations successives. En tout cas ce sont les pensées qui m’animent face aux épreuves les plus dures. »

Galadaer
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Mer 16 Déc - 12:37
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La vague avait fait mouche, elle avait fait chavirer le sérieux pour mieux faire s’élever l’éclat d’un rire cristallin, de ces rires qui menaçaient davantage les Ombres de Morgoth que le pouvoir de Manwë lui-même, de ce genre de rire pour lesquels nous étions prêts à s’engager dans toutes les batailles – y compris les plus désespérés.

« Non, Iarwain, je n’ai pas fait part de qui m’envoyait. Ne sachant pas à quelles menaces je serai exposée il m’a semblé plus prudent de taire ceci, non par simple défiance, mais également afin d’être plus libre d’observer et de me forger mes propres idées sans qu’elles ne soient trop influencées. Il m’est apparu que les Noldors sont généralement bien accueillis et qu’une personne qui ne me recevrait pas n’aurait pas de plus amples raisons de le faire si je prétendais être porteuse d’un message de'Oromë. En cela ma décision semble assez proche de la vôtre. De plus, il serait facile à d’éventuels détracteurs de remettre en question ma délégation. C’est en tant qu’Istarill, fille d’Amaruil, que j’agirai. »

Le vieillard vigoureux se laissa aller sans mal à l’invitation de l’Elda, soutenant son pas de son bâton, et contempla le paysage nocturne avec ravissement. Pourtant, regardant à l’horizon, l’absence lui creva soudainement le cœur. Eärendil…

« Sans doute avez-vous raison et je me rendrai à votre conseil, les gens du Rohan ont toujours été fiers et braves et si sa Reine est à l’image de son Peuple alors nous aurons là un appui d’importance pour la suite de notre périple. Mais peut être préfèrerez-vous vous y rendre seul et m’inviter à suivre d’autres chemins. A deux nous serons plus forts mais séparés nous pourrons agir en deux endroits à la fois.

Mais dans un premier temps j’envisage de me rendre en Fangorn. Je ne saurais expliquer pourquoi mais je sens confusément que ma présence est nécessaire là-bas. Au cours d’une halte dans un relai de voyage nous avons appris que plusieurs caravanes marchandes y avaient disparus ce qui m’a semblé surprenant car je pensais que Sylvebarbe avait rendus ses routes plus sures. Un conseil des Peuples doit se tenir sur le sujet dans un village avoisinant. Ce sera l’occasion j’espère de rencontrer quelques personnes importantes et de découvrir l’état d’esprit qui les anime. Si vous souhaitez vous joindre à nous, vous serez le bienvenu bien sûr.

– Vous m’inquiétez, nín thêl. Ma route a récemment croisé celle du Berger de ces Bois et… Il n’a eu aucun mot à ce propos. Il n’a pas même conscience de ces troubles. Le temps aura certainement éprouvé son cœur, ou bien les forces en présence le dépassent ? En tous les cas, l’affaire est sérieuse et vous avez eu raison de diriger vos pas vers la vieille forêt, vous saurez vous occuper de cette situation. J’irais au-devant vous, jusqu’en Arnad Glaurenyrn, trouver le conseil de Celeborn et des derniers Calaquendi d’Endor. Les Edain n’ont plus la clairvoyance nécessaire à la défense des Peuples Libres comme celle qui se profile à leur horizon. Nous devrons ensemble leur ouvrir à nouveau les yeux et en cela, l’Art de vos semblables nous sera nécessaire. »

Les deux Envoyés allaient, le long du cours, sous les arbres, l’Astre-du-Soir jouait entre les branches ; les oiseaux nocturnes planaient de branche en branche, saisissaient le mulot malheureux, en silence, puis hululaient leur contentement.

« Peut-être irais-je à mon tour à Minath-Tirith. C’est une cité trop importante pour être délaissée en des temps si graves et peut-être le peu d’ouverture que vous avez ressenti est-il la manifestation de quelque chose de plus grave et insidieux, comme ce fut le cas au Troisième Age au Rohan et à Minas Tirith. Si c’était le cas alors ce serait à nous de tenter de les aider je crois.

– Ils vous accueilleront certainement ; intéressés par l’accès au pouvoir que vous représenterez, captivés comme le moineau devant l’aigle par votre beauté et votre jeunesse. Soyez prudente, sondez leurs cœurs, celui de chacun. Pour ma part, je continuerai ma route vers le Nord. Je rencontrerai les Seigneurs Elfes et Nains, j’irai rencontrer les Hommes du Royaume de Dale. Ils sont à la merci de l’Est, sous l’Ombre des Monts du Fer et de leur nouvelle obédience ténébreuse. Même si le Royaume Réunifié venait se réveiller, cela serait inutile si ces Royaumes venaient à céder. »

Cette pensée semblait la meilleure à cette instant, au Maïa. Courir par-delà le monde connu et juger du courage de chacun, galvaniser les cœurs, enflammer les résistances.

« Il est une pensée qui m’accompagne depuis que je suis enfant. Puisque nous sommes tous des notes de la chanson d’Eru alors est-ce que tout ce que nous vivons n’est-il pas lié à sa volonté et ne sert-il pas un dessin plus grand ? Une note seule est cristalline mais ne crée pas d’harmoniques. Il en faut une infinité pour créer les musiques les plus belles. Dans ce cas chaque note à sa place, même si elle n’est pas aisée à comprendre et toutes les épreuves que nous traversons ou traverserons nous amènerons à créer un monde plus beau d’exploits et de merveilles accomplies par des générations successives. En tout cas ce sont les pensées qui m’animent face aux épreuves les plus dures. »

L’éternel sourit. Comment exprimer à un Elda ce que seuls a conscience de ceux qui avaient été avant Arda pouvait saisir ? La curiosité était touchante, la teinte de candeur encore plus douce.

« Les vôtres, lorsqu’ils composèrent les chants du Silmarillion1 ont tenté de saisir tant qu’ils le pouvaient une création que nous étions incapables de leur faire comprendre. Nous étions là avant, et avant nous était Eru, notre père à tous. Nous avons créé, chanté, composé, écrit, ordonné, de façon immédiate et infiniment longue, tout à la fois et séparément. Vous ne pourriez saisir. Je ne pourrai vous expliquer. Ce fut Beau. Pas visuel, ni auditif, mais entier, plein. Beau. Extatique, évocateur de l’infinité d’Arda et de toute sa fragilité. Les « notes » sont indissociables, le tissage est si complexe que chaque fil, d’unique et indépendant, sont devenus un. Prenez, nín thêl, un flocon. En haut des cimes, il se dépose, et soudain l’avalanche. Il devient dès lors une boule et dans sa roulade grossit et enfle. Dès lors, vous ne sauriez plus dissociez l’un et l’autre flocon, comprendre qui arriva le premier, qui arriva le dernier, qui entraîna l’agencement, qui l’altéra. Je ne saurai être plus clair. Regardez la neige et l’écume, nín thêl. »

Gwinnîr sourit, comme s’il souriait son enfant. Ce jeune être n’avait rien de l’impudence des Noldo, elle faisait honneur à sa famille bien davantage que ses aïeux.


Spoiler:
 

Istarill
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Lun 25 Jan - 2:06
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« Les vôtres, lorsqu’ils composèrent les chants du Silmarillion1 ont tenté de saisir tant qu’ils le pouvaient une création que nous étions incapables de leur faire comprendre. Nous étions là avant, et avant nous était Eru, notre père à tous. Nous avons créé, chanté, composé, écrit, ordonné, de façon immédiate et infiniment longue, tout à la fois et séparément. Vous ne pourriez saisir. Je ne pourrai vous expliquer. Ce fut Beau. Pas visuel, ni auditif, mais entier, plein. Beau. Extatique, évocateur de l’infinité d’Arda et de toute sa fragilité. Les « notes » sont indissociables, le tissage est si complexe que chaque fil, d’unique et indépendant, sont devenus un. Prenez, nín thêl, un flocon. En haut des cimes, il se dépose, et soudain l’avalanche. Il devient dès lors une boule et dans sa roulade grossit et enfle. Dès lors, vous ne sauriez plus dissociez l’un et l’autre flocon, comprendre qui arriva le premier, qui arriva le dernier, qui entraîna l’agencement, qui l’altéra. Je ne saurai être plus clair. Regardez la neige et l’écume, nín thêl. »

Istarill avait été surprise et touchée par l’émotion qu’elle sentait transparaitre dans les paroles du Maia. Toute la gravité et la sévérité qu’il portait en lui s’était soudainement envolées à la mention du Chant d’Eru. Cet être plusieurs fois millénaires avait en un instant retrouvé l’insouciance et la passion d’un adolescent et une sensibilité profonde. Comment pouvait-il en être autrement ? Il avait assisté à la création de toute chose et ce spectacle avait laissé une empreinte indélébile dans son âme. Spontanément, elle se plaça à ses côtés et lui prit le bras, comme elle aurait fait pour son père ou son grand père, et chemina  à ses côtés.

« Le chant des flots devait être magnifique. Il y a une telle puissance et une telle richesse dans le roulement des vagues. Je peux comprendre pourquoi cet élément vous emporte parmi tous et j’aurais aimé pouvoir le percevoir tel que vous, le ressentir comme une communion. »

La mer avait toujours exercé une fascination particulière chez les elfes et sa propre traversée l’avait laissée ébranlée et émue.
« Il doit vous êtes bien pénible de quitter votre demeure pour arpenter les terres. Venir faire face au malheur alors qu’un foyer aussi doux vous attend. C’est un sacrifice que je peux comprendre et je voulais vous en remercier. »

Elle fit quelques pas encore avant de reprendre.

« Moi aussi j’ai quitté ma demeure et je ne sais vers quelle route mes pas me mènent. En venant ici j’ai probablement déçu mon Père car je me suis détournée de mon devoir auprès de Galadriel. Dans quelques années, j’aurais été prête à la servir et à remplacer le remplacer à ses côtés. Partie, je le contrains à prolonger sa garde et à s’inquiéter pour son enfant ainsi sur mes motivations. Pourra-t-il comprendre que j’agis afin de d’accomplir ce que je pense être mon devoir ou considèrera-t-il qu’au contraire je le fuis en n’accomplissant pas le rôle pour lequel j’ai été élevée ? Bien des doutes doivent l’assaillir actuellement et j’en suis responsable. »

Ces paroles n’attendaient pas forcément de réponse. Istarill les avait prononcées en écho au sacrifice que le Maia accomplissait lui-même et si ses pensées étaient assombries à ce moment, sa nature volontaire avait tôt fait de trouver des sujets d’enjouement.

« Il me vient à l’esprit que vous devez bien connaitre les Valars. Pouvez-vous me parler d’eux ? Comment est Oromë ? Connaissez-vous quelques anecdotes sur lui qui vaillent la peine d’être entendues et racontées ? »

Son intérêt n’était pas dénué de raisons : le Valar avait fait forte impression sur elle et cette rencontre était l’occasion d’en apprendre un peu plus sur lui. Bien sûr on aurait pu lui reprocher  de se renseigner de façon détournée mais cette petite espièglerie de curiosité ne prêtait pas à conséquence, n’est-ce-pas ? En tout cas c’est ce qu’elle décida en son fort intérieur, consciente confusément qu’elle n’avait pas de raison de se justifier à elle-même. Alors pourquoi ce léger embarras qu’elle ressentait ? Elle espérait qu’il passerait inaperçu aux oreilles du vieux mage.

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