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Quête Principale : dans les entrailles de Fangorn

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Tulkas Astaldo
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Mer 30 Sep - 20:57
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Quête Principale : dans les entrailles de Fangorn

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Tour actuel : 3ème


Contexte

Bien sûr, personne n'ose croire en les rumeurs du retour de Melkor. Ce culte, "la Nouvelle Ombre", ne sont que des fanatiques au yeux de tous, qui rêvent un rêve impossible. Jamais le Seigneur Noir ne reviendra sur Arda, lui qui est banni dans le néant. Et pourtant, des événements toujours plus troublants se multiplient.

Au nord de la dense forêt de Fangorn, des dizaines de voyageurs ont disparu au cours des dernières semaines, la majorité étaient des commerçants du Royaume Réunifié, de la Moria ou du Rohan. Le chemin, autrefois jugé difficile mais non dangereux, terrifie désormais nombre d'aventuriers.

Le Haut Conseil des Peuples Libres s'est réunis à Minas Tirith, et a pris la décision de dépêcher une expédition dans les profondeurs  de Fangorn afin de percer le mystère de ces disparitions. Quelques nains furent missionnés par le Peuple de Durin, quelques elfes que le Royaume Sylvain, et quelques hommes par le Royaume Réunifié et le Rohan. La décision est prise de garder un convoi limité pour faciliter le déplacement du groupe dans l'inhospitalière forêt de Fangorn.

Intéressés par les effets des commerçants disparus, par la gloire ou par la bonne cause, plusieurs mercenaires et indépendants se  sont joints à l'expédition.



Épicentre des disparitions

Ordre de passage

Tulkas Astaldo - Maître du Jeu principal
Istarill
Elenwë
Azalée Bravet
Apomalès Yilgarath
Zôrzagar
Anborn
Gabriel
Vala Námo - Maître du Jeu en charge des Pnjs de l'expédition


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Ted Nasmith - Fangorn Forest




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Tulkas Astaldo
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Mer 30 Sep - 20:57
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Un petit village dans le nord-est du Rohan.

Deux cavaliers s’approchaient. Visiblement, l’un d’eux était plus âgé que l’autre qui ne sembla en fait n’être qu’un simple écuyer. Le plus vieux, le dos droit sur son cheval, ne sembla pas vouloir dire quoi que ce soit. Tout comme son jeune serviteur qui sembla quelque peu ridicule sur son modeste destrier probablement acheté à un paysan en manque d’argent. Il fallut attendre qu’un garde qui les observait attentivement depuis plusieurs minutes se décide à parler. Ce ne fut pas chose facile avec le temps pluvieux et orageux qui sévissait alors en cette fin d’après-midi.


    [Garde] Qui êtes vous ?
    [L’écuyer] Le chevalier Godric Gondarion ci-présent a été envoyé par le Royaume-réunifié afin de mener une enquête dans les territoires de la forêt de Fangorn.
    [Garde] Et qu’est-ce qui me dit que vous n’êtes pas que des brigands qui souhaitent entrer dans le village ?
    [L’écuyer] Nous nous sommes changés plus tôt dans l’après-midi face à ce temps. Voici notre bannière.


D’un geste rapide, l’écuyer attrapa un bout de tissu de moyenne envergure qui se trouvait dans un petit sac en toile attaché sur l’arrière de sa monture. Sur ce tissu, le garde reconnut vaguement l’Arbre blanc du Royaume réunifié, associé à une sorte de créature terrestre avec un château. Sans véritablement distinguer la bannière, le garde cria quelque chose dans le vent, un ordre qui parvint toutefois à d’autres soldats qui étaient en fonction un peu plus bas, aux côtés de la porte, et qui se décidèrent finalement à ouvrir vers l’intérieur de la cité l’un des deux battant de cette maigre protection. Les deux hommes furent autorisés à passer mais ne reçurent pas d’autres remarques de la part des hommes d’arme qui se trouvaient-là. Visiblement, ce temps pourri ne leur avait donné l’envie de se lancer dans une quelconque discussion avec ces envoyés du Royaume-réunifié.
Il s’agissait d’un village très modeste, néanmoins entouré d’une palissade ouverte par trois portes. Les deux cavaliers se mirent directement en route sur ce qui semblait être la voie principale du village. Au terme de quelques minutes de chemin sous une pluie battante, égaillée par le bruit des sabots frappant une terre boueuse et déplaçant quantité d’eau malgré leur rythme lent, les deux cavaliers parvinrent au centre du village où les attendaient visiblement deux hommes qui s’approchèrent d’eux. Dès qu’ils mirent pied à terre, ces deux hommes du Rohan s’occupèrent d’attraper la bride des deux chevaux. Un troisième homme sortit alors d’une petite grange située à quelques mètres seulement. Faisant signe de le rejoindre à l’abri, les deux hommes entrèrent dans ce bâtiment agricole dont la fonction première avait été détournée.
Des tables occupaient la majorité de l’espace qui se présenta à Godric Gondarion et à son écuyer. Le bâtiment haut de seulement une trentaine de pieds était animé par un silence inquiétant, troublé par les bruits de la pluie qui s’abattait sur la structure.

    [Homme du Rohan] Nous vous attendions demain dans la matinée. Vous êtes les premiers à être arrivés.
    [Godric Gondarion] Nous pensions profiter de cette matinée ensoleillée pour parcourir le reste du chemin mais nous n’avons trouvé aucun endroit où nous abriter depuis le début de la pluie. J’ai préféré continuer le trajet, quitte à vous parvenir mouillé, mais dans les temps, et de pouvoir profiter d’un abri chaud pour la nuit. Mais j’en oublie les présentations. Je suis Godric Gondarion, chevalier du Royaume-réunifié envoyé par Sa Majesté Eldarion, Roi du Royaume-réunifié pour enquêter sur les faits qui se sont déroulés dans la forêt de Fangorn.
    [Homme du Rohan] Bienvenue à vous, chevalier. Depuis maintenant deux mois, quarante-sept personnes ont disparu dans la forêt de Fangorn. Au début des disparitions, nous avions décidé d’envoyer deux de nos soldats en patrouille dans la forêt mais seul un de ces deux hommes en est revenu. Il portait d’importantes plaies et est décédé avant d’avoir pu nous donner une quelconque information. Dès lors, nous avons tenté de limiter les accès à la forêt mais il semblerait que la réputation dont jouit Fangorn depuis maintenant la fin du Troisième Âge n’ait pas été entachée de ces récentes disparations auprès de voyageurs. Nous n’avons par ailleurs plus aucune nouvelle de nos amis Ents au sein de la forêt.


Ce constat causa à nouveau un silence qui ne dura que quelques instants. Le chevalier Gondarion reprit rapidement la parole après ce bref résumé des évènements s’étant déroulé depuis.

    [Godric Gondarion] Combien d’autres hommes doivent arriver ?
    [Homme du Rohan] Nous attendons deux envoyés des royaumes elfiques ainsi que deux de nos cavaliers qui devraient théoriquement arriver demain en début de matinée. Je vous propose de venir vous réchauffer auprès de cet âtre. Nous aborderons nos projets demain.


L’invitation fut accueillie avec joie par les deux cavaliers qui venaient de chevaucher de nombreuses heures sous la pluie. Quittant leurs vêtements mouillés, ils se rapprochèrent de l’un des bords de la grange devant laquelle se trouvaient déjà trois hommes qui, comme eux, tentaient de se réchauffer.

Les premiers membres de cette communauté destinée à éclaircir les circonstances mystérieuses de la disparation de voyageurs dans la forêt de Fangorn venaient d’arriver dans un village situé non-loin de son extrémité. Alors que la pluie tombait toujours avec force et que la nuit avançait inéluctablement, aucun d’entre eux ne pensait à cette vaste forêt qui avait autrefois inspiré nombre de contes et de chansons. Or, en son cœur, un mal nouveau se cachait, et, lentement, grandissait. Tant dans la forêt qu’à l’extérieur, chacun s’ignorait encore mais ces disparitions allaient peut-être bientôt croiser leurs chemins.



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Istarill
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Envoyée de OromëJeune Héritière Ñoldorin
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Sam 3 Oct - 21:24
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J’avais fait route avec Azalée depuis l’Enedwaith et sa présence à mes côtés, montée sur son poney alezan Caramel,  avait grandement aiguayé le chemin jusqu’à cette petite bourgade du nord du Rohan.  Son caractère enjoué et sa bonne humeur, son insouciance naturelle de hobbit avaient éloigné de mon esprit les inquiétudes nées de la responsabilité qui m’incombait ainsi que de la discussion avec le Maïa Gwinnîr. Nous avions elle et moi longuement discutés en chemin de l’actualité des Terres du Milieu mais aussi de sujets plus légers et de nos vies respectives, ce qui avait fait naitre entre nous de la complicité. Au détour d’une halte à l’auberge, elle avait apprit qu’une délégation avait été constituée afin d’enquêter sur des disparitions  dans la forêt de Fangorn et elle s’était offusquée qu’aucun représentant de la Conté n’ait été mandé. Elle avait décidé d’aller sur place afin d’assister à la réunion et, selon moi, leur expliquer sa façon de penser.  Je lui avais proposé de l’accompagner en chemin sans lui dire que le Maïa m’avait guidée sur la même voie, non par défiance d’ailleurs, mais parce que le moment n’était pas encore venu de me dévoiler.

L’orage qui s’abattait sur la région était lourd, il détrempait la terre et gorgeait les cours d’eau, hommes et animaux s’étaient abrités et nous avions fait halte sous une tonnelle afin d’attendre que la pluie s’adoucisse. Je sentais la venue d’une accalmie et la route à faire n’était plus très longue.

[Istarill] « Nous dévirions repartir maintenant. L’orage durera longuement mais nous sommes presque arrivés. »

Azalée était prévoyante. Une lourde cape de cuir au col de fourrure lui évitait le froid et son poney lui assurait une marche sûre. Quand à moi, la pluie ne m’avait jamais dérangée, comme tous les miens. Nous repartîmes au plus calme afin d’accomplir les derniers lieux qui nous séparaient encore du village où nous nous rendions. C’était un simple hameau entouré d’une palissade et rien ne laissait présager la réunion qui s’y déroulerait hormis peut être la veille des soldats à l’entrée. Nous nous dirigeâmes vers l’une des portes pour en demander l’accès et je retirais ma capuche afin de découvrir mes traits.

[Istarill] « Suilad, Hommes du Rohan. Nous venons pour la réunion. » Je ne nous pensais pas attendus et croyais devoir justifier de notre entrée mais au contraire la porte nous fut ouverte rapidement. J’ignorais que d’autres représentants de mon peuple devaient venir et que le hasard de notre arrivée ne pouvait avoir qu’une seule explication logique à leurs yeux. Trop rare étaient les venues du Vieux Peuples pour que l’on puisse les attribuer à autre chose qu’un dessin volontaire et non au hasard.

[Garde] « C’est la délégation elfique, ouvrez les portes. Soyez les bienvenus.» Son regard était interrogateur sur la hobbit mais après tout, si les elfes souhaitent sa présence c’était que nous devions avoir de bonnes raisons.

[Garde] « Allez au centre du village, ça a lieu dans la grange. »

Nous reprîmes la route sur le chemin de terre détrempé jusqu’à une grande bâtisse de bois tandis que je veillais à ne pas salir le bas de ma robe. Deux hommes à l’entrée nous accueillirent.

[Homme du Rohan] « Par ici s’il vous plait. »

Ils dirigèrent le poney d’Azalée vers un appenti de bois où deux chevaux attendaient déjà et, tandis qu’elle mettait pied à terre, je posais ma main sur son épaule afin de l’inviter à marcher à mes côtés. Elle était épuisée par le voyage et sa curiosité habituelle, qui se serait d'ordinaire exprimée par mille questions ou remarque, resta coite.

[Homme du Rohan] « Vous avez fait bonne route ? Les longs trajets ne sont plus toujours très sûrs et la pluie n’arrange rien »
[Istarill] « Notre voyage s’est fait sans encombre, je vous remercie. Qui donc est déjà arrivé ? » dis-je en regardant les deux chevaux fumants encore de la pluie qui les avait trempés et qui commençait à s’évaporer.
[Homme du Rohan] « Le Chevalier Godric Gondarion des Royaumes réunifiés et son écuyer. Mais la réunion n’aura lieu que demain, nous vous trouverons un lieu pour vous reposer. » Il pressa quelque peu le pas, préférant sans doute continuer la conversation dans un lieu sec plutôt que sous la pluie même si elle était bien plus calme que quelques heures auparavant.

J’étais surprise par le lieu simple qui avait été choisi pour cette réunion : une grange dans laquelle une table avait été installée afin de permettre à la discussion de s’y tenir. Elle était rehaussée du sol cependant, avec un sol de pierre dures qui isolait de la terre froide et humide, et un feu réconfortant brulait dans un âtre, mais je m’attendais à plus de grandeur pour le cadre de cette rencontre. Etait-ce  un signe de la décadence des Hommes ou un simple choix né d’impératifs logistiques ? Je retirais ma cape avant de saluer les personnes assemblées et je me présentais

« Gîl síla na lû govaded. Je suis heureuse de saluer la délégation des Royaumes réunifiés. Je me nomme Istarill, de la cité de Tirion des Terres de Valinor. J’ai fait ce long voyage inquiétée par de sombres présages qui semblent trouver leurs échos en forêt de Fangorn. Accepterez-vous de nous laisser prendre place à votre table ainsi que mon amie qui représente ici la Conté ? »
Je la sentis se redresser et regarder fièrement les gens devant elle, comme les mettant au défi, si grand soient-ils, de lui refuser ce droit légitime.

Dehors, un éclair zébra le ciel et le tonnerre accompagna le renouveau de l’orage.

Elenwë
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Négociatrice officieuse de Rhûn
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Mer 7 Oct - 23:58
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Le Rhûn, encore et toujours le Rhûn qui s'étendait devant ses yeux. Elenwë voyageait vers l'ouest depuis un petit moment déjà. Mais la différence des autres jours résidait dans le fait qu'elle était à nouveau seule. Elle avait été rejointe  un temps par un homme sur sa route. Mais ce dernier ne l'accompagnait plus. Après un long moment, elle avait finit par apprendre son nom, Gabriel. Elle lui avait donné aussi le sien, où du moins son surnom, celui qu'elle s'était donnée il y a de cela cinq ans alors qu'elle n'avait que vingt ans. La semi-elfe et le Numénoréen Noir  avait fait route ensembles et puis ils s'étaient séparés. Plus le temps passait plus le ciel devenait menaçant. Elenwë se disait maintenant qu'elle aurait sûrement dû être plus prévoyante. Au final elle ne connaissait pas temps que cela le climat de l'ouest. Elle n'avait toujours connu que celui des terres de Rhûn et de la mer.

La jeune femme devait faire attention. Plusieurs choses avaient changés depuis son départ. Son oncle cherchait toujours à la ramener dans la cité, mais elle devait maintenant aussi faire face à la multiplication de ses troupes dans le tout Rhûn dû à la rupture de l'alliance entre le Rhûn et le royaume réunifié. Le si fragile équilibre avait été rompu et le royaume avait déclaré la guerre. Elenwë se sentait de fait encore plus obligée d'essayer de renouer le dialogue avec l'ouest. Elle espérait bien que son ascendance elfique jouerait en sa faveur. Le problème, elle le portait également sur elle puisqu'elle était également la fille d'une orientale. Quant au fait qu'elle fut aussi une semi-elfe, elle ne savait pas vraiment comment ceux qu'elle allait rencontrer allaient le prendre.

Ce fut au cours de son périple que la semi-elfe eut connaissance de ce qu'il se déroulait dans la forêt de Fangorn. Elenwë prit alors la décision de faire un petit détour vers le nord du Rohan. C'était une simple curiosité et en même temps, elle se disait bien qu'elle pourrait peut-être aider. Elle changea alors de route pour se rendre plus vers le nord du Rohan et la forêt où des choses étranges se déroulaient. Sur le chemin, le temps vira à l'orage. Elenwë se retrouva vite mouillée avec ses maigres vêtements. Comme toujours, elle ne portait guère plus que son armure légère pour voyager. Son cheval Oropher lui ne semblait pas aussi bien accepter le fait de se faire mouiller. Il accéléra instinctivement le pas. La jeune semi-elfe le laissa faire. Il n'avait pas tort au moins elle arriverait à destinations plus rapidement. N'ayant personne à qui parler, elle se retint de faire quelques remarques à son cheval. Elle en avait l'habitude mais si elle rencontrait quelqu'un, elle ne voulait pas passer pour une folle. Elle ne dit alors absolument rien jusqu'au moment où le temps s'éclaircit légèrement.
La voyageuse passa une première fois devant un petit village entouré de palissades. Des gardes semblaient surveiller la porte. Elenwë regarda attentivement puis elle se tourna vers son compagnon de voyage.

[Elenwë] « Regarde je pense qu'il doit y voir quelque chose par-là. Il y a des gardes c'est étrange. On devrait aller voir, tu es d'accord Oropher. »

Ne lui laissant que peu le choix, elle prit la direction des portes. D'un regard par dessus son épaule, elle vérifia que personne ne la suivait. Arrivée devant le garde, elle le fixa un petit moment cherchant l'excuse qu'elle pourrait bien donner si on lui demandait ce qu'elle venait faire ici. Elle se doutait bien qu'elle ne pouvait dire de but en blanc qu'elle venait de Rhûn. Vu les circonstances c'était plus que risqué. Mais le garde devant elle lui donna presque la réponse qu'elle cherchait.
[garde] « Oh une elfe, vous faites parti de la délégation elfique je suppose. »

Elenwë se retint d'ouvrir de grands yeux sur le moment. Elle regarda tout autour d'elle et puis reporta son attention sur le garde. « C'est cela-même. Je fais parti de la délégation. »

Le garde la regarda d'un ai un peu dubitatif avant de faire un signe de tête et que la porte ne s'ouvre pour finalement la laisser entrer. Elenwë entra dans le hameau et parcoururent le chemin. La jeune femme regardait tout ce qui l'entourait. L'orage qui s'était un temps arrêté avait repris depuis peu et elle devait trouver un endroit où s'abriter. Le ciel craqua et la semi-elfe frissonna et prit une direction sûre après avoir repéré une grange où se mettre au sec.

« Regarde là-bas aller moi j'y vais. Toi fais comme tu veux, enfin non tu n'as pas le choix je ne vais pas te laisser loin de moi. » Sur ces mots, Elenwë s'exécuta et entra dans le lieu après avoir confier son cheval au bon soin d'un écuyer près de là. Elle y entra juste après qu'un éclair traverse le ciel. Il y avait déjà deux hommes, une femme, une elfe au vu de son physique et une.. hobbit. Elenwë écarquilla légèrement les yeux un peu surprise. Elle se tenait toujours sur le pas de la porte. « Ne faîtes pas attention à moi. » dit-elle avant d'aller s'installer à même le sol près du foyer pour se réchauffer.  

Azalée Bravet
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Hobbit Engagée
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Sam 10 Oct - 19:20
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Au début de son voyage, pour ménager Caramel, Azalée marchait toujours à côté de lui, le laissant simplement porter ses affaires. Mais depuis quelques temps, elle en était venue à monter sur son dos. Elle aurait eu du mal, sinon, à garder l'allure d'Istarill. Cette dernière, bien sûr, l'aurait attendue, mais elle aurait était gênée de la retarder, surtout que l'idée de faire route vers Fangorn venait d'elle…
En plus, maintenant, il pleuvait… Sa cape la protégeait des gouttes, mais elle semblait peser des tonnes, et Azalée se sentait maintenue en selle comme par une lourde chape de pierre. Son nez coulait, mais ses mains engoncées sous sa cape étaient bien incapables d'aller extirper son mouchoir de sa poche. Quant à ses pieds, ils semblaient bien avancés dans leur métamorphose en glaçons. En fait, cela faisait un certain temps qu'elle ne portait plus la moindre attention à leur route, trop occupée à rester éveillée et à ne pas tomber de son poney, et qu'elle laissait l'elfe les guider. Heureusement qu'elle avait rencontré Istarill. Elle avait non seulement bien plus de conversation que ce pauvre Caramel, mais elle lui avait bien souvent évité de s'égarer complètement dans ces contrées inconnues, qui s'avéraient à la pratique bien différentes de l'idée qu'elle s'en était faite dans les livres.

Elle avait eu beaucoup de mal à s'arracher de l'abri de la tonnelle où elles avaient fait une pause, mais Istarill avait eu raison de vouloir profiter de l'éclaircie. La perspective d'arriver bientôt, de pouvoir se réchauffer et se restaurer dans une auberge l'aida à finir la route. Elles se retrouvèrent devant une palissade, gardée par des hommes du Rohan. De façon assez étrange, ils les prirent pour un délégation elfique. Pour Istarill, c'était compréhensible, mais elle ? Elle ne ressemblait pas vraiment à une elfe, surtout pas avec le nez qui coule ! Enfin, elle n'allait pas se plaindre de pouvoir entrer… Surtout qu'il serait peut-être possible de prendre un bain à l'auberge ! Un bon bain chaud !

-Allez au centre du village, ça a lieu dans la grange.

Une grange. Oh, zut ! C'était sûrement fichu pour le bain…
Elle était un peu réticente à l'idée de laisser Caramel, et toutes les affaires qu'il avait sur le dos, mais les deux chevaux déjà installés dans l'écurie de fortune avaient l'air heureux, avec de l'eau fraîche et de la bonne paille.
En touchant terre, son pied s'enfonça de plusieurs pouces dans la boue. C'était dans ses moments qu'elle comprenait presque pourquoi les autres peuples portaient des chaussures. Presque. Azalée eut une grimace de dégoût en sentant la boue s'infiltrer entre ses orteils. Elle extirpa péniblement son pied du sol. Ses poils étaient tout plaqués à son pied.Elle soupira et Istarill lui posa une main sur l'épaule. Azalée suivit l'elfe tant bien que mal. Chacun de ses pas était accompagné d'un horrible bruit de succion. En arrivant devant la grange, elle était toute essoufflée, et ce fut Istarill, contrairement à l'habitude, qui répondit au garde :

-Notre voyage s’est fait sans encombre, je vous remercie.

Sans encombre, c'était vite dit…

Elles suivirent docilement la garde à l'intérieur. Cela ne ressemblait pas du tout à une auberge, mais au moins il y avait un feu… Istarill salua en elfique les hommes déjà attablés, mais Azalée était trop fatiguée pour essayer de traduire cette langue qu'elle n'avait jamais parlée, l'ayant apprise en lisant. Elle fit néanmoins un effort et se redressa quand Istarill l'introduisit. Elle représentait la Comté, elle ne pouvait pas se permettre de faire mauvaise impression ! Gilly Touque-Brandebouc l'avait presque officiellement nommée ambassadrice de la Comté. Enfin, envoyée de la Comté ! Et pour cette expédition, il n'y avait qu'elle pour représenter les Hobbits ! Sa pose fière fut quelque peu gâchée quand elle sursauta violemment, surprise par l'éclair.

Elle vint s'asseoir à la table, et pendant qu'Istarill s'asseyait aussi, elle remarqua que sa robe était toujours impeccable, alors que la sienne était maculée jusqu'au genou. Certes, elle était plus courte sur pattes, mais le contraste était tout de même saisissant ! Elle eut un peu de mal à grimper sur le banc, mais s'il est un sport dans lequel les hobbits excellent, c'est bien celui de se mettre à table.

-Ne faites pas attention à moi.

Azalée se retourna vers celle qui venait de parler, car bien évidemment, une telle phrase ne pouvait que produire l'effet inverse de ce qu'elle préconisait. Il s'agissait d'un jeune femme, très maigre (Les humains avaient cette bizarre habitude de manger moins que les hobbits, alors qu'ils étaient plus grands. Pas étonnant dans ces conditions qu'ils soient souvent si maigrichon…) étrangement vêtue d'une armure partielle, qui dénudait ses épaules. Elle était habillée de façon bien légère, compte tenu du temps et de la saison. Azalée profita de cette diversion pour entreprendre de sortir ses bras de sous sa cape, mouchoir en main et elle se moucha le plus discrètement possible, parce se moucher fait bien évidemment partie des chose qu'il est fortement déconseillé de faire à table.

Elle coula ensuite de longs regards autour d'elle, en s'agitant sur son banc. Ses pieds et son nez commençaient à se réchauffer, et c'est comme si son âme toute entière sortait de son engourdissement grâce à la chaleur de la pièce. Elle se sentit même légèrement embêtée en voyant les traces de boue qu'elle avait laissé sur le sol de pierre. Quant à la boue, d'ailleurs, elle commençait à sécher sur ses pieds, et bientôt elle formerait une croûte qui lui tirerait les poils. Mais l'amélioration de son état général lui faisait aussi sentir que son estomac était vide, et sa gorge desséchée...
Finalement, avisant celui que le garde leur avait présenté comme Godric Gondatruc, et qui avait l'air d'être quelqu'un d'un peu important, elle interrogea :

-Excusez-moi, mais est-ce que vous savez s'il y a un repas de prévu ?

Apomalès Yilgarath
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Mer 14 Oct - 22:59
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Apomalès riait sous cape -bien installé sur un tabouret à l'abri d'une des tentes de mercenaires avec lesquels il avait terminé sa route jusqu'au village- mais lui-même n'aurait pas su dire si c'était à cause de la bêtise de ceux qui se réclamaient de servir son maître d'avoir ainsi attiré autant de monde sur leurs traces, ou du manque de discernement de cette masse stupide qui se hâtait vers Fangorn, redevenue mystérieuse tout autant que dangereuse, au lieu de prendre la fuite en sens inverse.
Quoi qu'il en fut, il était de retour...
L'appel de son créateur avait été entendu et c'était avec ferveur qu'il s'était mis en marche.
Intrigué à l'idée de rencontrer ceux qui se servaient du nom de son maître pour justifier la mise en oeuvre de leurs vils desseins, et impatient de pouvoir user de ses talents sur les bien-pensants au service des Valar, Apomalès Yilgarath, le suborneur de Melkor,  fidèle parmi les fidèles, dissimulé sous sa nouvelle apparence humaine, des plus communes en Arda, s'était joint à la bande de vautours venus se repaître des restes des disparus.
Selon certains, il passait pour être un de ses chiffonniers qui suivent les cohortes militaires en quête de quelques miettes nécessaires à leur subsistance, pour d'autres il devait être un mercenaire parmi les autres, aux yeux de quelques-uns il n'était qu'un « original », un farfelu, mais finalement, pour tous, il n'avait aucune importance, et de cela il s'accommodait parfaitement. Pour autant, tous ceux qui avaient marché avec lui n'était sûr de rien car nul n'avait encore entendu sa voix. Apomalès tenait celle-ci secrète car, en tant qu'instrument primordial de sa mission, il en gardait la primeur à ceux qui seraient à même d'être sabordés : ceux qui, malgré la pureté de leur cœur et les nobles idéaux qu'ils affichés à la face du monde, devaient tomber de leur piédestal pour le retour du Seigneur noir.
Tel était son devoir, sa raison d'exister en ce temps, à cette heure : saper les bases de toutes les créations aimées des Valar et de Eru Illuvatar. Quand ce serait fait -et peu importait le temps qui serait nécessaire- Melkor pourrait revenir chercher son du !

Mais pour l'heure, Apomalès Yilgarath, le suborneur de Melkor, devait s'armer de patience et se contenter de scruter les arrivées des différentes délégations et personnalités s'étant arrogé le droit, après en avoir découvert le devoir, de régler les problèmes survenus dans la sombre forêt de Fangorn. Et il se réjouissait que cela soit en cette journée pluvieuse et maussade...

Zôrzagar
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Ven 16 Oct - 17:42
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Le voyage touchait à sa fin. La route avait été longue et monotone. Les compétences magiques de l'Homme Sombre n'avaient pas été inutiles pour raccourcir le trajet, car sans monture, un tel voyage aurait pris de nombreux mois. Il avait réussi à couvrir la distance en seulement trois. Il aurait pu faire plus rapide, mais il serait alors arrivé à destination complètement épuisé, et il n'avait pas voulu se trouver diminué.

Comment et pourquoi un tel voyage ? Parce qu'il avait sondé les arcanes noires à la recherche d'une trace malfaisante. Il cherchait tout ce qu'il pouvait identifier comme étant maléfique, car cela pouvait relever de l'action de Melkor. Il y avait tellement de sources du Mal en Arda qu'il était difficile de s'orienter avec certitude. Il fallait pourtant bien faire un choix.

Quelque chose émanait de Fangorn. Cette forêt pouvait bien receler quelque mystère intéressant, et sans que Zôrzagar ne puisse savoir pourquoi exactement, il se trouvait irrésistiblement attiré par elle. Quelque chose s'y tramait. Il avait donc quitté ses confins pour entamer le périple.
Zôrzagar avait utilisé ses pouvoirs donc, et avait ainsi ralenti les effets du temps sur lui-même. Ainsi, s'il n'aurait pas eu l'impression de voyager plus vite, il se serait pourtant écoulé bien moins de temps en réalité.
Il s'était dirigé vers le Sud depuis Carn Dum, et longé les contreforts des Monts Brumeux. Il avait pris grand soin de contourner tout endroit peuplé, ou possiblement habité, pour ne marcher que dans des lieux déserts. Il passa la Trouée du Rohan pour contourner les montagnes, et finit sa route dans l'Ouestemnet. Fangorn se dressait là, haute masse d'arbres tortueux, aux troncs noirs et moussus, et à l'ombre inquiétante.

Pourtant, la source du Mal qu'il ressentait n'était pas exactement à cet endroit. Il fallait marcher encore un peu. L'Homme Sombre se garda à bonne distance de l'orée de Fangorn, et piqua vers le Nord, traversa l'Entalluve à gué – il connaissait un endroit idéal – et s'arrêta sur la berge méridionale du Limeclair.

Oui, vraiment, c'était de par ici que venait le trouble. Et encore maintenant, Zôrzagar n'aurait pas su dire de quoi il s'agissait. Il pouvait ressentir la noire vibration d'une perturbation, mais ne pouvait deviner davantage. Pour autant il ne comptait pas repartir sans avoir essayé d'en savoir plus.
Pour l'heure, il ne voyagerait pas plus avant. Il rompit donc le sort qui le reliait au temps, et décida de monter un campement de fortune, en un endroit difficilement visible.

Sans allumer de feu, il réussit pourtant à se restaurer un peu et à prendre du repos. Il attendrait que quelque chose se passe. Et s'il le fallait, il provoquerait un peu les choses.


Námo
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Lun 26 Oct - 14:00
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Délégation de l’Arnad Glaurenyrn

Sans grande surprise, du fait de la proximité de ce royaume avec le lieu du rendez-vous, la première délégation à y parvenir avait été celle de l’Arnad Glaurenyrn, menée par Singollo de Caras Glaur, Noldo depuis longtemps au service de Celeborn. Avec lui, trois camarades elfes, des Sindar de moindre naissance, ayant pour nom Erch, Aes et Laer, que Singollo considérait comme ce qu’ils étaient : des soldats sympathiques mais jeunes et ignorants en comparaison de lui-même si bien que lorsqu’une elfe, magnifique, se présenta à l’entrée de cette grange miteuse qui devait servir de lieu de réunion, son œil aiguisé se posa sur elle avec intérêt – un intérêt quintuplé par son annonce. Une représentante de Valinor ? Comment était-ce seulement possible ?

Délégation du Royaume Réunifié

Au milieu de la nuit, sans prévenir, cinq ombres se présentèrent devant les portes, si furtives que le garde sursauta lorsque l’une d’elle, le tirant de sa somnolence, lui adressa la parole.

« Paix, frère du Rohan. Je suis Mírhael, capitaine de cette compagnie de Rôdeurs de l’Ithilien, envoyés sur ordre du Roi Eldarion, souverain du Royaume Réunifié, nous demandons l’hospitalité, la pluie et le froid n’étant pas les compagnes les plus agréables. »

Pris au dépourvu, le garde balbutia quelques bribes de mots incompréhensibles avant de céder à la requête de ces hommes mystérieux. Sans se faire remarquer, le groupe de ces hommes habitués aux contrées sauvage gagna la grange indiquée comme lieu du rendez-vous des délégations, salua brièvement les personnes déjà présente et s’installèrent discrètement dans la pénombre, attendant que la réunion s’ouvre officiellement.  


Délégation des Royaumes du nord

« Par la barbe de mes ancêtres ! Fallait-il qu’on m’envoie dans ce foutu enfer en plus du reste ?! En quoi cette réunion va bien pouvoir nous rendre notre foyer ? J’vous l’demande… »

Et c’était là un point qui n’avait pas échappé davantage au roi en exil qu’à Farin II, fils de Dwalin, fils de Fundin, cousin de Gimli, fils de Glóin, c’est pourquoi il avait été envoyé seul pour accompagner l’Ambassade de l’Arnad Eryneforod ; et quelle ambassade ! Deux elfes aussi bavards que les pierres des Monts Brumeux. Le souci des royaumes du nord ne portait pas sur les petits problèmes rencontrés par des voyageurs imprudents en bordure d’une forêt perdue. A l’est et au sud, les légions du Rhûn et de Ragnar ne cessaient de faire davantage pression sur les frontières d’Erebor et les nains, bien qu’alliés aux gens de Dale et de la Forêt Noire, étaient en proie à un profond désespoir, incapables de se voir un jour retourner dans les maisons dont ils avaient été chassés par l’Usurpateur.

La pluie avait continué toute la nuit, de même que les grognements de Farin, et quand au petit matin Lasstavor et Tegilbor se présentèrent aux gardes rohannais, les sabots de leurs chevaux étaient profondément enfoncés dans la boue du chemin, c’est avec un certain agacement qu’ils regardèrent le nain, juché sur son poney, pester contre la piètre allure de ce village des Seigneurs des Chevaux. Tegilbor prit alors la parole pour répondre aux questions du garde qui leur demandait de décliner leurs identités.


« Nous sommes Lasstavor et Tegilbor, représentants du roi Thranduil, Seigneur de l’Arnad Eryneforod, et voici Farin, fils de Dwalin, envoyé de Durin VII, Roi sous la Montagne. Nous venons répondre à l’appel du Conseil des Peuples Libres et apporter notre aide à nos alliés. »

La porte s’ouvrit et Farin en fut d’ailleurs fort surpris, étonné qu’aucune de ces planches mal équarries ne se disloquassent ou ne tombassent des gonds rouillés qui les supportaient. Les soldats les aiguillèrent et bientôt, piétinant dans la boue, les délégations des royaumes du nord pénétrèrent la grange, derniers venus d’une maigre liste.


Hôte du Rohan

Le temps était triste depuis un moment maintenant et à la boue du village se mêlait à présent une troupe bigarrée de hobbits, d’elfes, d’hommes et même d’un nain. Eord jeta un regard fatigué au ciel rose pâle, lourd des nuages encore gorgés d’eaux malgré la pluie de la nuit. Les délégations étaient arrivées les unes après les autres et il avait exigé qu’on le réveille afin d’accueillir lui-même chacune d’entre elles en tant que chargé par la reine Elewyn de la tenue de ce conseil. Lorsque la délégation de l’Arnad Eryneforod eut fini de se débarrasser de la crasse du voyage, Eord ordonna que chacun des représentants fut convoqué dans la grange qui s’était improvisé en salle de réunion et s’y rendit lui-même, portant les armoiries du Rohan et de sa reine. Un cercle avait été formé au centre de celle-ci, autour d’un feu, et chaque représentant pouvait y trouver un siège, bien que parfois précaire, à son nom. Lorsque chacun se fut présenter dans la grange, il invita les ambassadeurs à prendre siège, et s’assit le dernier avant de prendre lui-même la parole :

« Amis des Peuples Libres, nous nous réunissons aujourd’hui pour répondre à la décision du Conseil qui, composé de membres de chacun de nos peuples, décida il y a peu qu’une action devait être menée pour rétablir la paix dans la région nord de la paix de Fangorn. Je suis Eord, de la Maison de Baoden, capitaine de la Reine Elewyn et votre hôte. Je parle ici au nom du Rohan, avec la bénédiction de ma Reine, et cède la parole à mon lieutenant, Garn, fils de Meorn, qui a passé les deux dernière semaines à enquêter sur ces mystérieuses disparitions et qui sera plus capable que moi d’exposer la situation. »

Spoiler:
 

Tulkas Astaldo
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Ven 30 Oct - 0:40
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Les arrivées s’étaient succédées dans ce petit village situé à la frontière entre le Royaume du Rohan et la forêt de Fangorn. La modeste grange dîmière, qui servait usuellement à entreposer le produit de la dîme avant son envoi vers une agglomération centrale importante, était débordée par l’afflux de tant de voyageurs qui étaient tous arrivés dans les temps. La pluie ne faisait que redoubler de puissance tandis que les minutes passaient et que le feu devait être davantage alimenté pour permettre à tous ces voyageurs de se réchauffer convenablement et surtout, de pouvoir passer une nuit la plus confortable possible dans cette modeste grange qui n’allait offrir aux émissaires que de la paille en guise de dortoir.
Sept hommes du Royaume Réunifié étaient arrivés : Godric Gondarion et son écuyer ainsi que cinq rôdeurs de l’Ithilien. Des peuples elfiques, qui n’était pas vraiment différenciables aux yeux des soldats du Rohan chargés de gérer l’ensemble, huit représentants, un nain, une hobbit qui accompagnait un elfe mais aussi deux militaires du Rohan.
L’ambiance était pesante. C’était le moins que l’on pouvait dire. Peu de personnes échangeaient des paroles, encore moins des regards. Sans doute la violence de l’orage et la volonté de se réchauffer prévalait-elle à ce moment sur tout le reste, surtout en sachant que la réunion n’aurait finalement lieu que le lendemain. Lorsqu'Elenwë entra dans la grange, elle dit à l’ensemble des personnes qui étaient réunies devant le feu, de ne pas faire attention à elle. En effet, parmi la foule des hommes en armes qui se trouvaient devant le feu, peu semblèrent porter une quelconque attention à cette discrète personne qui venait de pénétrer le bâtiment. Peu avant, lorsqu’une représentante elfique qui s’était présentée comme Istarill avait demandé à s’asseoir à côté de Godric, celui-ci s’était tout modestement levé pour faire marque de respect, mais n’avait pas vraiment tenu à engager la conversion.
L’heure se faisait tardive et la route avait été longue. Cette ambiance, morose, n’avait toutefois pas affecté tous les invités, comme le prouva une Hobbit qui demanda si un repas était prévu. Cette requête fit sourire plusieurs personnes qui n’avaient pas attendu d’entendre Istarill parler pour savoir qu’il s’agissait d’une Hobbit. Depuis les récits de la Guerre, les Hobbits avaient hérité d’une solide réputation et un regain d’intérêt pour ce peuple habitant des contrées plus au Nord s’était fait ressentir. Beaucoup parmi les hommes du Rohan s’interrogèrent sur sa présence et préférèrent demander à un officier comment elle était parvenue jusqu’à la grange. À cette interrogation alimentaire, Godric n’eut pas le temps de répondre. L’aubergiste du village, qui avait été réquisitionné pour l’occasion, venait d’entrer dans le bâtiment, non sans exprimer à voix haute son mécontentement de se voir appelé pour satisfaire les exigences de quelques émissaires étrangers, qui plus est sous une pluie battante qui lui avait apporté plusieurs clients de passage qui faisaient halte depuis la matinée déjà. Le temps de se coucher venu, les hommes du Rohan invitèrent leurs invités à prendre place dans de modestes quartiers aménagés dans la grange, sur de simples lits de paille, chose pour laquelle ils s’excusèrent.

La pluie avait continué de tomber durant plusieurs heures, ne facilitant pas le travail des gardes qui savaient la région peu sûre. Le modeste contingent qui avait été affecté dans ce village, tout comme dans de nombreux autres situés à proximité de Fangorn, n’était composé que d’une cinquantaine d’hommes, majoritairement des cavaliers, mais aussi quelques fantassins et tireurs. Jours et nuits, ils assuraient un tour de ronde sur la palissade tandis que chaque jour, des patrouilles étaient chargées d’effectuer des liaisons avec les autres continents afin d’empêcher toute entrée dans la forêt.
Ils ignoraient totalement qu’à seulement quelques centaines de mètres, de discrets observateurs scrutaient l’activité du village ainsi que ces mystérieuses arrivées. Ces observateurs, on ne saurait trop dire qui ils sont. Vêtus de noir, assez peu grands, aux traits difformes, ils avaient su se faire discrets pendant des mois mais se voyaient désormais menacés par cette troupe arrivée la journée durant et dont ils ne devinaient que trop bien les desseins. Ces quelques voyageurs qui s’étaient aventurés dans la forêt et qu’il avait bien fallu neutraliser, d’une manière ou d’une autre, avaient jeté sur eux des rumeurs dont ils se seraient bien passés, et ils n’étaient pas les seuls. Désormais il fallait faire avec. Ils n’étaient pas seulement ici pour observer, mais aussi pour attendre. Ils avaient effectivement été informés qu’elfes, nains et humains n’étaient pas les seules personnes à s’être aventurés à la lisière de Fangorn…

Avec l’aurore la pluie se calma, laissant dans l’air une odeur nauséabonde de boue, d’excréments et de déchets en tous genres qui s’étaient accumulés plus bas dans la rue principale. Plusieurs villageois, assistés de cavaliers, tentèrent dès le matin de déboucher la maigre évacuation qui passait au-delà du rempart, mais non sans difficultés. C’est avec ce doux parfum, accompagné dans l’enceinte de la grange par l’odeur d’un puissant feu qui avait été alimenté toute la nuit, que les émissaires se levèrent chacun leur tour, à plus ou moins grand intervalle. Lorsque tous eurent pris le temps de se préparer et de se rassasier — certains y tenaient énormément semble-t-il — le capitaine du Rohan Eord rassembla les forces.

[Eord] Amis des Peuples Libres, nous nous réunissons aujourd’hui pour répondre à la décision du Conseil qui, composé de membres de chacun de nos peuples, décida il y a peu qu’une action devait être menée pour rétablir la paix dans la région nord de la paix de Fangorn. Je suis Eord, de la Maison de Baoden, capitaine de la Reine Elewyn et votre hôte. Je parle ici au nom du Rohan, avec la bénédiction de ma Reine, et cède la parole à mon lieutenant, Garn, fils de Meorn, qui a passé les deux dernières semaines à enquêter sur ces mystérieuses disparitions et qui sera plus capable que moi d’exposer la situation.
[Garn] Merci capitaine. La situation ne nous a été connue que très récemment. Apparemment, les personnes qui ont disparu dans la forêt étaient principalement des commerçants isolés qui transitaient par Fangorn afin de remonter plus au Nord, soit pour atteindre le Sud de la Lorien, soit pour gagner les royaumes des nains. Nous avons été informés par leurs fournisseurs, curieux de ne plus les voir repasser par chez eux, et remarquant de leur propre chef qu’ils passaient tous par Fangorn. Nous ne nous sommes pas inquiétés dans un premier temps. Les contrées qui séparaient ces hommes, venus principalement du Rohan et du Royaume Réunifié, mais aussi de la Moria, … qui les séparaient donc du Rohan de leur destination était grande et nous n’en avons pas déduit tout de suite que Fangorn était le lieu de ces disparitions. Ce n’est qu’après la multiplication des rapports et le constat fait par nos partenaires du Nord que nous en avons déduit de manière très globale la localisation de ces disparitions. Il semblerait que la partie nord de Fangorn soit concernée. Dans un premier temps, j’ai mené une expédition avec une dizaine de mes hommes. Nous avons rencontré plusieurs Ents qui nous ont confirmé, très sommairement d’ailleurs, que des choses sombres se préparaient dans Fangorn et que Sylvebarbe n’avait plus donné de signe de vie depuis déjà plusieurs semaines. Nous n’avons pas souhaité pénétrer davantage la forêt et avons fait demi-tour. Nous sommes restés près de deux semaines dans la zone, sans toutefois découvrir de traces. Rien qu’un silence de mort.
[Eord] Merci lieutenant. Je crois bien que le constat est clair : des choses sombres se sont déroulées dans Fangorn. De toute évidence, le ou les auteurs de ces disparitions ne se rendent pas compte qu’ils sont sur un territoire ancien et fréquenté. Le but de notre expédition est donc de découvrir ce qui se passe dans cette zone et de mettre un terme aux disparitions. Si une expédition commune a été décidée, c’est bien parce que plusieurs officiers pensent que la situation pourrait être grave. Mais l’Ennemi n’est plus. Pour le moment, notre tactique n’est pas élaborée, c’est pourquoi j’aimerais connaître les parcours de chacun pour pouvoir établir un état des forces et de nos capacités.



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Istarill
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Mar 3 Nov - 1:12
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Je remerciais Sir Godric d’une inclinaison polie de la tête et m’installais à ses côtés tout en saluant la semi-elfe assise à même le sol.

La soirée s’annonçait pesante. L’effet conjugué de la fatigue, des préoccupations de chacun ainsi sans doute que la perspective de partager plusieurs heures entourés d’inconnus créait une ambiance assez lourde. L’humidité de plus s’était infiltrée dans le bâtiment mal isolé et il faudrait encore un moment avant que le feu ne réchauffe les lieux.

Je m’installais près de l’âtre et regardais les flammes danser. Cette rencontre était importante. Les gens assemblés ici allaient faire route dans la forêt de Fangorn et peut-être se confronter à une menace que les Maïa même redoutaient. Il était important qu’elle se déroule sous de bons auspices et que la fatigue ou les différences de cultures ne créent pas d’inutiles défiances ou de conflits. Aussi tissais-je à voix basse un charme léger destiné à dissiper les tensions de chacun et je profitais du silence pour prendre la parole. Pensive et toujours tournée vers le feu, j’espérais que mes propos, tels un conte entendu un soir de veillée, participeraient à égayer chacun.


« Je n’ai jamais parcourus les bois de Fangorn mais il existe de nombreuses légendes à propos de cette antique forêt dont les habitants s’éveillèrent il y a bien longtemps de cela.

Il se dit en Lorien que les Onodrims, que l’on nomme aussi Ents, n’ont pas étés créés par la Grande Musique mais du fait du Valar Aulë qui ne pouvait contenir son impatience de voir l’arrivée des Enfants d’Ilùvatar. En secret, il modela les Sept Pères des Nains qui plus tard fondèrent les sept clans : les Barbes-Enflammées, les Torses-Larges, les Longues-Barbes, les Poings-de-Fer, les Barbes Touffues, les Boubles-Noires et les Pieds-de-Pierre. Et lorsque Ilùvatar s’aperçu de cela il demanda la raison de son geste à Aulë car le Valar ne pouvait créer de race indépendante à sa volonté. Celui-ci lui répondit qu’il souhaitait simplement avoir des créatures à aimer et à instruire et le Père de Toute Chose accepta sa requête. Il adopta ces enfants comme les siens et  les plongea dans un long sommeil en attendant l’éveil des Elfes.

Mais Yavanna fut fascinée par cette création et elle implora Ilùvatar, par l'intermédiaire de Manwë, de donner vie à des choses faites de matière vivante et non de pierre. Et c’est ainsi que naquirent les Ents.  

Il se dit en Valinor qu’au cœur de chaque Onodrim se trouve une âme placée pour y demeurer ou bien encore qu’il s’agit d’âmes qui auraient lentement pris l'apparence d'arbres en raison de leur amour inné pour eux. C’est ainsi que si les Elfes sont les Premiers Nés et les Nains leurs seconds, les Ents serait le troisième Peuple à avoir marché sur Ëa.

Ils ne possédaient pas alors de langage mais ce sont anciens elfes qui ont commencé à leur enseigner à parler. Ils étaient alors curieux de tout et ils désiraient s’entretenir avec toute la création. Et c’est ainsi qu’ils leur apprirent  leurs propos d'arbres.

Mais avec le temps certains Onodrims ont commencé à retourner à l’état sauvage et ils donnèrent naissance à bien des contes effrayants. Pourtant ce sont bien eux, les Huorns, qui aidèrent les hommes au Gouffre de Helm en détruisant les orcs.

C’est une bien incroyable expédition que nous allons mener là, au sein d’une des parties les plus anciennes de ce monde.»


J’espérais ne pas avoir ennuyé tous ces gens si mes paroles avaient pu quelque peu les distraire alors elles n’avaient pas été prononcées en vain. Je me levais une fois sèche et invitais d’un geste les représentant de la délégation naine à prendre ma place. Je me doutais qu’un tel voyage sous la pluie avait du être éprouvant pour leur patience et que leurs gambisons, probablement gorgés d’eau, avaient bien besoin d’être séchés eux aussi.

Je me dirigeais alors vers la délégation elfique et allais me présenter à son émissaire, le Noldo Singollo de Caras Glaur. Mon père avait été longtemps au service de Celeborn et de Galadriel et il n’était pas impossible qu’il le connaisse aussi aurait-il été grossier de ma part de ne pas engager la conversation avec eux. Je leur donnais des nouvelles de Valinor sans m’attarder trop longuement sur la raison de ma présence ici et sur qui m’envoyait et, bien que respectueuse du rang de Singollo, je m’attachais à ne pas mettre de distance entre moi ses hommes. Mais je sentais bien leur curiosité et sans doute n’auraient-pas compris qu’une sœur leur fasse des secrets aussi leur avouais-je à mi-mots que certains avaient ressentis de sombres choses s’éveiller sur la Terre du Milieu mais qu’il était encore trop tôt pour s’inquiéter et que je n’étais ici que pour m’en assurer.

Je retournais ensuite voir Azalée. J’espérais qu’elle avait pu se réchauffer et retrouver un peu d’allant après son repas mais je me doutais que son sommeil allait être lourd comme la pierre cette nuit. Elle semblait épuisée aussi résolus-je de veiller sur elle. Je m’installais aussi confortablement que possible sur un siège à ses côtés discutant avec elle lorsqu’elle en témoignait l’envie et lorsqu’elle s’endormit je remontais les couvertures sur ses épaules afin que son somme soit doux et reposant. Quelques heures de rêverie me suffiraient et, chaleureusement emmitouflée dans ma cape, j’attendis le matin.

L’aube fut accompagnée d’une odeur pestilentielle qui me retourna l’estomac. Je plaçais ma main gantée sous mon nez en espérant que l’odeur du cuir aiderait à masquer, au moins en partie, la senteur nauséabonde mais même ainsi supporter la puanteur était des plus difficiles. Heureusement l’odeur commença à se dissiper au bout d’une heure pendant laquelle je mis tous mes efforts à ne pas fuir les lieux. Jamais je n’avais senti une telle chose en Valinor !

La réunion commença enfin et le Capitaine Eord prit la parole ainsi que son lieutenant afin d’exposer la situation puis il demanda à chacun de se présenter et m’invita à commencer. Je me levais et saluais les membres de cette assemblée avant de prendre la parole.

« Je vous remercie Capitaine pour cette introduction. Mes propos ne doivent pas vous inquiéter outre mesure mais j’espère qu’ils vous inviteront tous à la prudence. J’ai fait route des Terres de  Valinor par delà les Mers d’Ombres et la Belegaer afin de prendre la mesure par mes yeux de certaines rumeurs et craintes qui nous sont parvenues. Tous les sombres pouvoirs à l’œuvre au Troisième Age n’auraient  pas disparus et les informations que vous nous partagez ainsi que l’absence de Silvebarbe sont préoccupantes. J’espère que mon inquiétude sera infondée et je vous aiderai à le vérifier. Je connais la forme que prennent les maléfices et pourrai vous en protéger tout comme j’espère pouvoir vous aider à déjouer les pièges de la forêt. Il se dit à la Cour d’Aulë que je possède quelques savoirs et si cela peut être de quelque utilité je les partagerai volontiers avec vous. »

Une fois cela dit je m'assis afin de laisser la parole à d’autres.

Apomalès Yilgarath
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Lun 23 Nov - 23:28
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La grisaille, la pluie, le froid... Apomalès se réjouissait du retour des longues nuits maintenant que l'équinoxe d'automne était passé. L'humeur morose des enfants d'Illuvatar allait souvent de paire avec une météo mélancolique. Le suborneur de Melkor se plaisait à voir les humains et toutes les créatures aimées des Valar sombrer dans la déprime à mesure que les jours rapetissaient.
Et c'est ainsi, joyeux, presque sautillant, que celui qu'on prenait pour un vagabond, un traîne-savate, un moins que rien, s'avança, au petit matin, vers la grange faisant office de salle de conseil pour cet hétéroclite état-major arrivé la veille. Il passa devant sans avoir l'air de rien, adressant même une ébauche de sourire aux deux guetteurs en faction à la porte, puis il longea la ruelle crasseuse qui menait plus haut dans le village et ouvrait sur la façade arrière de l'édifice. Là, Apomalès Yilgarath avisa un bric-à-brac de bûches, tonneaux cerclés de fer et restes de caisses de bois pour s'asseoir, nonchalamment adossé aux planches de la grange. Il ferma les yeux et tendit l'oreille sur les éclats de voix et les beaux discours qu'on s'échangeait à l'intérieur, un sourire goguenard aux lèvres.


Il semblerait que la partie nord... dizaine de mes hommes... n'avons pas souhaité pénétrer davantage... demi-tour... découvrir ce qui se passe... terme aux disparitions... situation pouvait être grave...

Les mots passaient sur lui, allant et venant tel un ressac à marée haute, le berçant doucement.
Soudain, Apomalès sortit de son demi-sommeil lorsqu'une envoyée de Valinor prit la parole...
Il sourit de plus belle, les dents serrées.
Tous ses jolis mots, ses belles phrases bien tournées, enrobées et mielleuses et sa propension à croire en son utilité en ce bas-monde, sa fausse humilité poussée jusqu'au mensonge d'y croire elle-même... Hum, quel spectacle alléchant, quelle cible idéale !
un coup d'éclat, assurément, si le suborneur venait à l'utiliser en la détournant de ses certitudes... Oui, une belle cible. Trop belle peut-être mais aussi trop loin de ses maîtres pour se méfier.


- Hey, toi ! Que fais-tu ?

Un milicien zélé finit par remarquer Apomalès et s'approchait lance à la main. Ce dernier se leva, sourit bêtement, fit une révérence maladroite, montrant par là sa soumission à l'autorité ridicule de cet être tout autant ridicule, trottina jusqu'à lui pour lui signifier dans une pantomime grotesque qu'il ne pouvait parler.

- T'es muet, c'est ça ? Apomalès acquiesça d'un hochement de tête Allez, dégage de là ! Va traîner tes guenilles ailleurs, pouilleux !

L'homme le repoussa dans la boue puis se détourna, continuant sa ronde. Apomalès Yilgarath, le suborneur de Melkor, fidèle parmi les fidèles, se releva sans sourciller car il savait que d'ici peu l'homme aurait oublié jusqu'à son existence, il ne resterait rien de lui qu'une vague impression de déjà-vu, un souvenir vaporeux et incertain, un flou... rien de palpable, rien de concret, rien.

Azalée Bravet
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Jeu 26 Nov - 2:29
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L’appétit d'Azalée n'avait été que peu refroidi par la visible mauvaise grâce de l'aubergiste. Le repas était fort bon, elle se promit de transmettre ses compliments au pauvre homme avant de partir, pour bien lui montrer que les hobbits n'étaient pas ingrats ! Elle avait écouté avec attention, entre deux bouchées, le récit d'Istarill, puis quand celle-ci s'était levée, elle avait essayé d'entamer la conversation avec son nouveau voisin, mais sans grand succès. D'ailleurs, une fois rassasiée, la chaleur et la fatigue ne tardèrent pas à conjuguer leurs efforts pour rapprocher son nez de la table, jusqu'à ce qu'un homme du Rohan lui propose de s'étendre sur un des lits de fortune aménagés pour les invités. Comme il s'excusait de leur peu de confort, Azalée le rassura d'une voix inégale, très semblable à celle qu'elle avait quand elle avait abusé de la bière :

-Ne vous inquiétez pas, je m'attendais presque à devoir dormir dans la boue ou à poney, alors ! Ohlala ! Mais c'est un bien grand lit que vous avez là ! Bien plus grand que ce qu'il faut à une semi-homme. Ou semi-femme…


Bien évidemment, une fois couchée, le sommeil décida d'aller faire un tour ailleurs, et elle accueillit avec reconnaissance Istarill. Elles discutèrent quelques instants, mais quand elle réalisa que des branches avaient poussé sur la tête de son interlocutrice, elle comprit qu'elle devait dormir depuis déjà un petit moment.
Elle fut tiré du sommeil par l'homme qui l'avait conduite la veille à son lit :

-Si vous voulez manger quelque chose avant le conseil, petite Demoiselle, il faut vous réveiller.

Il lui avait gentiment apporté du pain, du fromage et du lait de chèvre, qu'elle engloutit avec satisfaction, malgré les effluves pas toujours très alléchantes qui traversaient la salle de temps à autres. Elle demanda ensuite s'il lui serait possible de se débarbouiller les pieds, mais voyant que presque tout le monde était prêt à commencer le Conseil, elle n'osa pas demander à ce qu'on aille lui chercher sa brosse à poil de pieds dans son bagage à l'écurie.
Elle se hissa sur une petite caisse où son nom avait été inscrit à la craie, et tourna son attention vers Eord. Elle s'agita légèrement quand il les désigna comme représentants de chacun des peuples. Pour la première fois depuis que la pluie avait commencé, elle se rappela que sa présence n'était pas vraiment prévue et pas non plus vraiment très officielle. Elle se tourna ensuite vers le lieutenant Garn qui fit un résumé concis des faits. Azalée fut en même temps rassurée d'entendre que tout contact avec les Ents n'avait pas été perdu, et soucieuse d'apprendre la disparition de Sylvebarbe.

Puis le capitaine les invita à se présenter, et son estomac se noua. Istarill fut la première à se lever, et Azalée faillit tomber de son tabouret de fortune en l'entendant parler. Sa compagne de voyage, celle à qui elle avait fait essayer sa nouvelle recette de galettes de noix, cette ingénue parfois si naïve, venait de Valinor ! LA Valinor ! Sa stupéfaction lui fit d'ailleurs manquer une partie du discours de l'elfe, et l'idée que l'on parlait d'Istarill à la cour d'Aulë la laissa bouche bée quelques instants. Puis comme Istarill s'était rassise et qu'elle était installée à côté d'elle, elle se leva à son tour. Elle dut néanmoins attirer l'attention de l'assemblée, agitée par ce qu'elle venait d'entendre, en se raclant la gorge. Il y eut encore un moment de flottement, pendant lequel certains semblèrent chercher du regard le prochain orateur… un bon mètre trop haut.
Azalée se mit alors debout sur son tabouret et prit la parole d'une voix d'abord un peu hésitante :

-Elfes, Humains, Nains ! Je suis ici l'ambassadrice de la Comté et des Hobbits. Et en cette qualité, je tiens à souligner que personne ne semble avoir penser à nous inviter à rejoindre cette expédition. Et c'est par pur hasard que j'ai appris, il y a quelques temps, le malheur qui frappait Fangorn, et la tenue de ce conseil. Bien sûr, je comprends que nous autres, humbles Periannaths, ne semblions pas les mieux adaptés à ce type d'entreprise : nous ne sommes ni des guerriers, ni des mages, ni des diplomates. Pour autant, tout comme vous, nous habitons cette terre, et nous sommes concernés par ce qui s'y passe, par le mal qui peut s'y répandre. La forêt de Fangorn n'est pas limitrophes de notre Comté, et rares sont les hobbits qui s'y aventurent. Cependant, les disparitions qui ont lieu dans cette forêt nous concernent aussi. Nous commerçons avec vos peuples, nous les aimons et les respectons. Par certains aspects, aussi, nous dépendons d'eux. Et je me plais à croire que notre existence joue aussi un rôle dans vos vies à vous. J'en ai vu plusieurs, ici, fumer la pipe, et je ne pense pas me tromper quand je dis que la meilleure herbe à pipe vient de Longoulet !

Elle se permit un petit sourire, puis reprit avec sérieux :

-Gilly Touque-Brandebouc, Maîtresse du Pays de Bouc, m'envoie ici vous rappeler ce lien qui unit nos peuples, au-delà de la politique, au-delà de l'économie : ici dans, nos cœurs.

Là, elle se tourna vers la délégation du Gondor.

-Dois-je vous rappeler, messires, qu'auprès du noble Aragorn, votre roi, reposent Meriadoc Brandebouc, arrière-arrière-grand-père de celle qui m'envoie, ainsi que le Thain Peregrin, dont je descends moi-même ? À nous, hobbits, il n'est guère besoin de le rappeler…

Pas à tous, en tout cas.Elle fit une courte pose pour reprendre sa respiration.

-Je crois, par ailleurs, que notre peuple a déjà, par le passé, prouvé qu'il pouvait se montrer fiable, et valeureux quand le besoin s'en faisait sentir… J'ai déjà parlé de Meriadoc et du Thain Peregrin, je pourrais encore parler de Bilbo et Frodo Sacquet, ou de Maître Samsagace, qui tous trois, un jour…

Elle se tourna vers Istarill.

-… partirent pour la noble Valinor.

Elle commençait à se perdre dans ce qu'elle voulait dire, gagnée par l'émotion, et décida d'en revenir à sa propre personne, ce qui était, somme toute, le sujet qu'on l'avait invitée à évoquer.

-Chez moi, le dicton veut qu'on ait toujours besoin d'un plus petit que soi. Je crois que c'est moi, ici, qui remplis ce rôle, je pense que même messire Nain ne pourra me le disputer…

Elle fit une petite révérence en direction de Farin.

-Je suis petite, mais je connais les bois. J'ai souvent parcouru la Vieille Forêt, qui recèle elle-même bien des mystères. Certains disent même que c'est là que vivent maintenant les Ents-femmes… Si je ne suis pas une grande guerrière, je sais être discrète…
-Encore faudrait-il savoir se taire de temps en temps ! remarqua Farin.
-Je sais aussi faire preuve de bon sens, ce qui, à lire les récits des temps passés, ne me semble pas toujours si fréquent chez ceux qui font l'histoire.

Quelle idée, aussi de démarrer un conflit entre deux peuples pour un malheureux collier, fut-il le Nauglamir ?

-Et sinon, aussi… Je fais très bien la cuisine…

Ça, elle aurait peut-être pu s'en passer.

-Voilà…

Elle descendit de son perchoir, avec l'impression d'avoir parlé trop longtemps et sans être vraiment pertinente, elle épousseta rapidement la caisse et s'y réinstalla, en essayant de se faire la plus petite possible, ce qui, finalement, n'était sûrement pas si difficile...

Anborn
Rôdeur de l'Ithilien

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Concept Majeur : Rôdeur de l'Ithilien
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Aspects : - Guerrier Impitoyable
- Traque sa proie
- Maître dans l'art de la tromperie
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Dégâts de base de l'arme (Arc) : 15+8 ProtectionProtection de base de l'armure : 10+8
Rôdeur de l'Ithilien
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DuellisteBronze

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PassableProvocation, Investigation, Effraction, Physique

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Sam 12 Déc - 14:22
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« Paix, frère du Rohan. Je suis Mírhael, capitaine de cette compagnie de Rôdeurs de l’Ithilien, envoyés sur ordre du Roi Eldarion, souverain du Royaume Réunifié, nous demandons l’hospitalité, la pluie et le froid n’étant pas les compagnes les plus agréables. »

Surpris par l'apparition des rôdeurs, le garde mit un temps avant de céder le passage au groupe. Le rohirrim ouvrit la porte devant les gondoriens qui s’engouffraient alors calmement dans l'édifice. Anborn vît Mirhael retirer sa capuche et l'écharpe qui lui couvrait le bas du visage, bientôt imité par lui-même et ses compagnons. Parler à quelqu’un dont on ne voyait pas les traits avait quelque chose de dérangeant, aussi semblait-il courtois d'épargner cette gêne  aux autres délégations. Zigzaguant entre les tables, Anborn jeta des coups d’œil aux convives, lesquels étaient variés. Des elfes au service de Celeborn conversaient a voix basse à leur table, d'autres elfes, étaient eux issus du royaume de Thranduil. L'elfe suivante qui entra dans son champ de vision le fît très légèrement tiquer : il s'agissait de l'elfe qu'il avait croisé quelques jours auparavant, en venant jusqu'ici. Ils n'avaient finalement échanger que quelques mots avant de poursuivre leurs routes chacun de leur côté. Elle était accompagnée par une Hobbit, qui, pour quelqu'un de sa race, devait être assez grande. Bien sûr, les rôdeurs allèrent saluer Ser Godric, avant de se regrouper dans une coin de la pièce.

Une fois installé, le rôdeur reprit son étude attentive de la salle. L'Elfe avait laissé sa camarade Hobbit pour aller discuter avec Ser Godric. Dans les environs de ces deux-là, Anborn détecta aussi une femme d'une vingtaine d'années, qui, elle aussi, partageait des traits physiques avec les elfes. Lentement, Anborn s'appuya contre le dossier de sa chaise, et patienta jusqu'au lendemain. L'Attente fût longue, d'ailleurs, avant que le capitaine rohirrim en charge de l’enquête ne prenne la parole. Son second énuméra les faits connus sur les disparitions, citant les Ents quant à de sombres forces en mouvements dans la forêt de Fangorn. Puis Eord reprit la parole, encourageant chacun a présenter ses compétences pour élaborer une tactique. C'est d'abord l'elfe, Istaril, comme l'avait entendu appelée la veille Anborn, qui se lança dans l'exercice. Elle affirma venir de Valinor, la lointaine contrée sacrée elfique, ce qui été assez fascinant et être capable de reconnaître et contrer des maléfices.  "Maléfice", était l'un des rares mots à même de gêner Anborn, ce depuis que médecin gondorien qui l'avait prit en charge au lendemain d'une bataille contre les hommes du Rhun, dans la plaine du Dagorlad, avait émit l'hypothèse qu'il était très possible qu'il ai contracté une chose de ce genre. Il n'avait pas l'impression d'avoir changer psychologiquement après ça, mais le doute persistait.

Vint ensuite le tour de la Hobbit. Elle souligna que personne n'avait convié les Hobbits à cette réunion, explicita les raisons qu'ont les Hobbits d'être présent ici. Elle rappela par la même occasion, les deux Hobbit qui avait œuvraient à la défense de Minas Tirith, lors de la Guerre de l'Anneau. Elle enchaîna sur ses capacités, et bien qu'elle connaissait surement les bois. On disait des Hobbits qu'ils étaient courageux et ingénieux mais Anborn ne pouvait s’empêcher de penser, même après les exemples cités, que les Hobbits étaient des gens néanmoins très vulnérables et peu adaptés aux voyages dangereux.

« Encore faudrait-il savoir se taire de temps en temps ! » tambourina une voix forte de nain. depuis l'une des tables du centre de la pièce.

La Hobbit ne manquait au moins pas de répartie, rétorquant que le bon sens qu'elle affirmait avoir été une denrée bien moins abondante que semblaient le croire les autres races.

Une fois qu'elle se fût rassit, plusieurs têtes se tournèrent dans leurs directions. Il était arrivé plusieurs fois à Anborn d'assumer le commandement d'une mission, il était en revanche satisfait que Mirhael soit en charge de celle-ci. Anborn fixa son supérieur hiérarchique qui s’apprêta a prendre la parole.

« Je m'appelle Mirhael, mes camarades et moi-même sommes des rôdeurs de l'Ithilien...»

Mirhael passa les détails sur les rôdeurs de l'Ithilien et sur leurs méthodes. Se contenant de dire que leurs compatriotes avaient coutumes de dires d'eux qu'ils étaient des chasseurs et des soldats. Il raconta brièvement son propre parcours, avant d'évoquer tour à tour celui de ces camarades. Puis vint le tour d'Anborn :

« Et voici Anborn, né à Long Galen, il a du prendre les armes à l'âge de seize ans pour défendre sa ville contre les corsaires du sud. Il a rejoint l'armée gondorienne peu de temps après, pour combattre les hommes du Rhun et du Harad. Ses deux dernières années, il a abattu près d'une vingtaine de seigneurs haradrims. Voilà pour nous : nous savons pister une trace, rester discret, et sommes entraînés aux maniement des armes de mêlée et à l'arc.»

Zôrzagar
Sorcier Noir
Dormeur de Carn Dûm

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Aspects : - Arcaniste Sombre
- Serviteur de Melkor
- Dernier héritier de lignage consanguin
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Sorcier NoirDormeur de Carn Dûm
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Lun 14 Déc - 16:13
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HRP:
 


    La nuit fut longue pour l'Homme Sombre. La pluie et le froid s'étaient chamaillé tout le long, et le Sorcier n'avait pas voulu allumer de feu. Il ne voulait pas attirer les regards sur lui. La nuit s'acheva sur les premières lueurs du Soleil qui se levait, ponctuant les environs de diamants de givre que le froid nocturne avait fait de la rosée déposée sur l'herbe. Les bruits doux de la nuit se taisaient lentement, pour ne laisser place qu'à la vie bruissante du jour. Il était temps de s'occuper de ce qui avait amené Zôrzagar ici.

    Le Sorcier rassembla ses affaires, et s'approcha de la forêt. Il pouvait ressentir l'agitation, la sombre énergie qui émanait d'elle. Tant de légendes et de contes parlaient d'elle, il se disait tant de choses à son propos, qu'il devenait difficile de discerner la vérité des fabulations. Zôrzagar, lui, savait que tout pouvait être vrai. On voyait tellement de choses étranges, partout en Arda, parfois dues à des phénomènes naturels, parfois causées par la main de l'Homme, et parfois faites par la magie, que tout pouvait véritablement avoir eu lieu.

    Mais cette fois, il ne saurait dire de quoi il s'agissait exactement. Quoi que cela puisse être, c'était quelque chose de sombre. Assez pour que cela attire son attention.

    Fangorn semblait dormir encore. Ses arbres étaient plongés dans un sommeil centenaire, millénaire même, figés comme des statues de bois craquelé, sur lesquelles le temps aurait déposé mousses et lichens, témoins des lentes années qui avaient passé sur elles. L'épais feuillage occultait le ciel et le Soleil, ne laissant presque aucune lumière arriver jusqu'au sol, laissant le couvert de la forêt comme plongé dans une nuit perpétuelle. C'était dans cette forêt que Zôrzagar s'apprêtait à entrer.

      « Ho, là-bas ! Mais c'est pas vrai, c'est la journée, ma parole… Hé là ! Faut pas rester ici, mon bon m'sieur ! »


    Un homme approchait. Il était vêtu d'une sorte d'uniforme, bien que la manière dont il le portait ne semblait pas particulièrement académique. Ses bottes semblaient de bonne facture, mais sa cotte était visiblement trop grande pour lui. La lance qu'il portait, unique arme visible, passait d'une main à l'autre, comme s'il ne savait pas comment la tenir.
    Son visage changea alors qu'il approchait. Son regard détailla Zôrzagar de haut en bas. Une telle armure, ce n'était clairement pas celle d'un voyageur ou d'un vagabond. Un petit seigneur peut-être ? Sans monture ? Que venait-il faire ici ?

      « Pardon, M'sire, de loin je vous avais pris pour un… c'est-à-dire, je viens de croiser un pauvre hère, par ici, et ce n'est pas un endroit où traîner, qu'on soit vagabond ou seigneur.
      Je ne suis ni l'un ni l'autre, mais je vous remercie de votre prévenance. Et peut-on savoir ce qui se passe, au juste ? Il ne me semble pas que, par le passé, quelque corps de garde ne se soit soucié de la sécurité des voyageurs aux abords de Fangorn... »


    Il ne pouvait le savoir, évidemment, mais le milicien avait croisé un autre serviteur de Melkor, un peu plus tôt, et l'avait pris pour un mendiant. L'Homme Sombre, lui, ressemblait davantage à quelqu'un de plus noble, quoiqu'un rien inquiétant. Pourtant, son ton et ses mots n'étaient en rien sinistres ou agressifs, au contraire.

    En tous cas, c'était une occasion pour le Sorcier d'en apprendre peut-être un peu plus sur ce qu'il pouvait ressentir émanant de Fangorn. La présence d'un garde était inhabituelle par ici, et si le milicien était là, c'était qu'on l'y avait affecté. Il voulait comprendre pourquoi.



Námo
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Dim 20 Déc - 19:46
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Délégation de l’Arnad Glaurenyrn

« Et nous devrions-vous croire à votre simple parole ? Alors que Mithrandir s’est retiré, alors que Dame Galadriel s’en est allée, alors que les dieux ont rappelé à eux tous les Eldar ou presque vous voilà, une de très haute naissance, porteuse de nouvelles alarmantes ? Quel gage avons-nous de votre honnêteté ? Le Seigneur Celeborn s’inquiète de ma sûreté de cette route, mais je crois que mon Roi s’inquiète davantage encore de voir surgir en ces temps heureux de faux prophète pour les ternir.

L’attaque de Singollo était directement adressée à Istarill et son ton sec et hautain ne manqua pas de faire se lever une haie de sourcils surpris. Certes, son propos n’était pas dénué de raison mais une telle hostilité manifeste était-elle de mise ?


Délégation des Royaumes du nord

Farin ne laissa guère le temps à la querelle des elfes de prospérer. Uniquement soucieux des intérêts de son royaume, il enchaîna sans même laisser le temps à ce prétentieux du Caras-truc de se rasseoir.

« Quelqu’un peut-il me dire l’objet de notre présence ? Mon Roi n’a que faire des soucis de quelques marchands ambulants quand son peuple a été chassé et massacré sans que le moindre conseil ne se tînt. Je n’engagerais jamais mon autorité dans une mascarade comme celle-ci quand je nous vois ainsi floué, et ce n’est pas les velléités d’une semi-homme qui me feront changer d’avis. »

L’un des elfes du Roi Thranduil s’éclaircit la gorge afin d’inviter son camarade nain à se taire. S’il ne pouvait qu’être d’accord sur l’indifférence la plus totale dans laquelle l’incident des Monts du Fer avait été accueilli.

« Si nous n’approuvons pas le ton employé par Farin deuxième du nom, représentant d’Erebor, nous comprenons la colère qui l’habite. Un peuple entier privé de ses biens, obligé à l’exil, meurtri par la perte immonde de parents et nous voilà à tergiverser sur la perte de quelques malheureuses caravanes imprudentes ? Fangorn lui-même ne semble pas s’en soucier et nous devrions en être inquiets ? Et voilà que débarque une fille de Valinor sans qu’aucun n’en soit averti ? Est-ce une nouvelle façon de dire à nos peuples le désintérêt que vous leur portez ? »

Décidemment, l’unanimité était loin d’être acquise.


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Tulkas Astaldo
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Lun 28 Déc - 23:43
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Cela faisait désormais plus d’une trentaine de minutes que la réunion avait débuté. Le capitaine Eord avait un temps entretenu l’espoir que tous les guerriers présents, de grande ou de petite naissance, soient venus de leur propre gré, non pas forcés mais au contraire enthousiastes à l’idée de former une sorte de nouvelle communauté, aussi humble puisse-t-elle être, et alors même que ce qui se passait dans Fangorn n’était pas des plus réjouissants. C’était néanmoins une faute. Même si la paix régnait depuis de nombreuses années, les contacts entre les différents peuples de la Terre du Milieu n’avaient finalement que très peu changé. Les fréquentations entre anciens peuples amis qui entretenaient depuis des dizaines et des dizaines de générations des relations commerciales et diplomatiques s’étaient maintenues à un niveau satisfaisant. Ainsi, gens du Rohan et gens du Royaume réunifié avaient été habitués à se rencontrer, à partager les nouvelles innovations technologiques dont ils avaient percé le secret. Avec les Nains et les peuples des Elfes, les choses avaient été plus compliquées. Non pas que pour certains, les relations aient été un problème, mais la majorité d’entre-deux préféreraient sans nul doute vivre tranquillement dans leurs contrées parfois reculées ou sinon difficilement accessibles. C’était le parcours du capitaine Eord qui l’avait mené à commettre cette erreur : ses relations n’avaient été que celles d’un simple officier de cavalerie aux affectations bien limitées en temps de paix, c’est-à-dire quelques contacts avec les hommes de l’ancien royaume du Gondor, mais c’était là à peu près tout.

La matinée s’avançait rapidement. Le village était davantage animé. Les hommes quittaient leurs logis pour sortir de l’enceinte et aller travailler les terres qui se trouvaient non loin. La création de ce village, au demeurant assez récent par rapport aux vieilles cités du Sud du Rohan avait entrainé le regroupement de différents petits habitats familiaux situés à proximité. Si  la ville avait été fondée à cet endroit précis, c’était pour une bonne raison. La route sur laquelle les commerçants avaient été attaqués devait être contrôlée par une centralité peu distante, ce que ne permettait pas le petit fort situé à une trentaine de kilomètres d’ici, soit près de deux jours de marche pour un homme chargé. En résultat l’arrivée de quelques artisans qui alimentaient désormais le petit village et le faisait vivre. D’ordinaire, l’auberge était bondée par le flux des voyageurs. Ce n’était plus le cas. Même le forgeron se trouvait inoccupé et ce ne fut que tardivement dans la matinée que le son du fer battu ne commença à raisonner à travers les petites ruelles transformées en marécages de boue.


(Dwarf Town 2 par Hetman80)

C’est ainsi accompagné de la mélodie du fer frappé que les présentations eurent lieu. Istarill prit la parole pour se présenter et indiquer qu’elle offrait humblement ses services. Le capitaine Eord la remercia d’un signe de tête alors qu’elle se rasseyait mais ne manqua pas de remarquer que ses propos avaient semblé gêner d’autres membres de cette assemblée. Intervint alors la jeune hobbit qui ne manquait pas d’une certaine témérité et d’une certaine franchise. Le capitaine ne put s’empêche de poser lentement son corps sur le rebord d’une table et croisant les mains devant lui tout en laissant se dessiner un sourire non pas moqueur mais quelque peu agréablement étonné. Lorsqu’elle eut terminé, les rôdeurs de l’Ithilien se présentèrent sommairement. Leur aide était toujours la bienvenue et les patrouilles qu’avait réalisées Eord avec les membres de cette compagnie avaient été nombreuses. Il appréciait les qualités de patrouilleurs et d’homme des bois de ces unités du Royaume Réunifié. C’est pourquoi il remercia amplement leurs membres de s’être joints à cette quête. Prenant directement la parole après ces remerciements, Singollo de la délégation de l’Arnad Glaurenyrn crût bon d’attaquer Istarill, juste avant que Farin et l’un des elfes du roi Thranduil ne prirent la parole pour montrer ostensiblement leur méfiance vis-à-vis de cette assemblée, sinon de leur désintérêt le plus total. Et ce n’est pas sans un soupir lâché dans un moment de fatigue spontané que le capitaine Eord accueillit cette avalanche de propos déconcertants. Alors qu’il s’apprêtait à prendre la parole pour répondre à ces contradicteurs, personne ne souhaitant se présenter désormais, son homologue du Royaume Réunifié se leva et s’avança pour se placer à ses côtés.

[Godric Gondarion] Je ne m’étais pas présenté à toutes les personnes arrivées hier. J’en suis navré mais je vais profiter de cette petite accalmie de parole pour vous répondre, si vous le permettez. Le capitaine Eord hocha la tête, non pas pour échapper à une réponse, quoique peut-être un petit peu, mais surtout pour voir ce dont était capable cet officier étranger qu’il ne connaissait pas. Je suis le chevalier Godric Gondarion, un autre envoyé du Royaume Réunifié, et voici — tendant la main — mon écuyer qui m’a accompagné jusqu’à ce modeste village. S’adressant à Farin. Je me permettrais de vous rappeler qu’autrefois, des Nains avaient été présents à un conseil donné en la maison du Seigneur Elrond en Imladris et que l’un d’entre eux avait tenu de semblables paroles : « Nous reçurent des nouvelles, et elles nous parurent bonnes avant que fut le silence, et aucune nouvelle ne vint plus ». N’est-ce pas sans rappeler une situation que nous vivons actuellement ? Ces évènement se sont passés il y a si longtemps que plusieurs générations d’hommes se sont depuis écoulées. La communauté qui avait été fondée en Imladris à la fin du Troisième Âge était bien hétéroclite par sa composition et beaucoup auraient pu penser que les soucis des Semi-Hommes ou des peuples du Sud n’étaient que des affaires étrangères sans importance et que la situation allait demeurer la même. Pourtant, tous réunis formèrent une communauté, communauté dans laquelle les Hobbits ne déméritèrent pas, loin de là. Et il ne me semble pas que certains Hobbits aient moins démérité durant la précédent Guerre que certains Nains. Nous, gens du Royaume Réunifié, n’oublions pas et ne ferons pas l’erreur d’oublier le rôle qui a été celui des Hobbits lors de la Guerre, vous pouvez en être certains. Mais vous comprendrez aisément que mis à part quelques-uns des membres de votre peuple, peu sont probablement prêts à se lancer dans une aventure loin de leurs contrées natales. Vous retrouvez ici est pour moi une agréable et honorable surprise. Nous sommes ainsi rassemblés pour prendre la mesure d’un évènement qui demeure mystérieux et qui pourrait tous nous toucher directement ou indirectement, Elfes, Nains, Hommes, Semi-Hommes. Et les propos d’Istarill ne devraient pas nous rassurer.

Ayant terminé de parler, le chevalier Gondarion se rassit. Un flottement tendu s’installa. Même si beaucoup auraient souhaité répondre à cette petite tirade, aucun n’osa reprendre la parole. Le capitaine Eord était toujours debout et scrutait ses invités qui avaient bien compris qu’il souhaitait parler mais qu’avant tout, il était nécessaire de faire tomber un tant soit peu la pression, même si certains, cela se voyait, s’agitaient sur place en essayant de se contenir.

[Eord] Je ne peux qu’appuyer les propos tenus par le chevalier Gondarion. Nous sommes ici rassemblés pour mener une mission d’exploration. L’appel à des peuples différents n’a rien d’anodin. Fangorn était un lieu de passage important, réputé pour sa tranquillité maintenant dérangée. La traverser permettait de remonter plus au Nord sans avoir à franchir la Limlight ou à remonter l’Anduin. Ces régions sont reculées et rares sont les routes qui ne soient pas attaquées par des bandits ou abandonnées au temps et à l’usure. Je ne crois pas qu’il soit ici permis de dire que nous exposons notre désintérêt pour un quelconque peuple, si tenté que la notion d’intérêt ne doive être regardé qu’unilatéralement. Nous sommes tous concernés par les affaires de notre monde. Nous, hommes du Rohan, ne sommes pas habiles en forêt, c’est pourquoi nous avons besoin de soldats plus aptes, mais aussi de personnes d’horizons divers. Une telle hétérogénéité a me semble-t-il déjà porté ses fruits par le passé. Certaines fautes passées ne doivent pas peser sur le présent. Quand à dame Istarill, pourquoi remettre sa parole en cause ? Quels griefs pouvez-vous porter ?

Eord savait que le débat allait continuer et que la mission allait en être retardée. Mais à quoi bon lever le camp avec des troupes qui ne sont pas enthousiastes à l’idée de mener enquête sur ces affaires de disparition ?

Hors du village, un homme avait attiré l’attention d’un vieil homme, un milicien engagé pour la défense du village après les disparitions. Pauvrement vêtu, avec ce qui avait été trouvé sur place. Sa rencontre avec ce qui lui semblait être un petit seigneur, sans monture, l’amena à engager la conversation. Deuxième personnage du jour rôdant aux abords de la forêt ! Sans doute des membres de l’expédition !
[Le milicien] Pardon, M'sire, de loin je vous avais pris pour un… c'est-à-dire, je viens de croiser un pauvre hère, par ici, et ce n'est pas un endroit où traîner, qu'on soit vagabond ou seigneur.
[Zorzagar] Je ne suis ni l'un ni l'autre, mais je vous remercie de votre prévenance. Et peut-on savoir ce qui se passe, au juste ? Il ne me semble pas que, par le passé, quelque corps de garde ne se soit soucié de la sécurité des voyageurs aux abords de Fangorn
[Le milicien] Ah, ça c’est bien vrai ! Faut dire qu’avec toutes ces disparitions, de toute façon, plus personne n’entre dans la forêt… Mais bon, M’sire, vous devez sans doute être là pour la réunion. Elle a déjà commencé dans le village. Des visages de tous les horizons. Ah ! Elfes, Nains, Gondoriens comme on dit, et même une de ces petites choses qui vient de l’Ouest, pas plus haut que trois pommes…



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Istarill
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Mer 30 Déc - 12:54
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Istarill, comme tous les autres, fut surprise de la véhémence de l’attaque. Si elle prévoyait quelques réticences ou remises en questions, celles-ci étaient venues de là où elle ne les attendait pas et avec une intensité qui confinait à la violence pour les mœurs généralement courtoises de son peuple. Elle envisageait plusieurs raisons qui pouvaient expliquer une telle réaction : la colère de voir une nouvelle venue remettre en question leur analyse de la situation ou peut-être Singollo était-il plus engagé qu’il ne le semblait dans cette expédition. Avait-il prit une position contraire à la sienne auprès de sa hiérarchie ou même auprès du Seigneur Celeborn et dans ce cas ses paroles étaient-elles un désaveu de sa gestion des évènements ? Il y avait également la possibilité que la crainte ou une forte aspiration de quiétude ne le fasse s’emporter et s’en prendre au messager plutôt qu’au message. Mais si de tels propos étaient inspirés par la peur alors il était également possible qu’ils le soient par l’incompétence ou pire, qu’ils soient volontaires afin de créer dissension et chaos dans cette assemblée. En envisageant les choses de la plus sombre façon il était également possible que, comme cela était déjà arrivé par le passé, le cœur de certains soient déjà empli de doutes ou d’une colère inspirée par d’obscurs moyens. Ce qui était sûr, c’était que cette réaction avait été dictée par une colère immédiate, elle n’était pas réfléchie : ses propos avaient également pris Singollo au dépourvu. Istarill nota avec soin cette réaction en se promettant d’en chercher plus tard la signification exacte et elle remercia mentalement le chevalier Gordric pour son intervention qui lui laissa le temps de réagir avec plus de réflexion et de mesure que son homologue. La première chose qu’elle devait éviter était de créer une dissension qui nuirait à tous. Il avait cependant remis en question son honneur et cela au moins l’obligeait à une réponse aussi se leva-t-elle à la fin de la prise de parole d’Eord. Si certains étaient fait de rocs sur lesquels l’adversité se brise elle préférait pour sa part refuser les luttes qui n’apportaient rien. Elle garda le silence quelques instants afin que l’attention se fit et répondit à son détracteur.

« Je comprends vos propos et ne puis que les approuver. Une personne venue de si loin que les Terres de Valinor porteuse de bien inquiétantes nouvelles. Pourquoi donc s’en exprimer ici, à cette assemblée, plutôt qu’auprès de ses pairs et de son Roi en premier lieu ? Je ne suis pas prophétesse ni porteuse d’un message officiel de ma Reine Galadriël. Il n’y a pas dans mes propos d’alarme mais une simple incitation à la prudence que vous pouvez ignorer si vous le souhaitez. Je me contente de proposer à cette assemblée mes services qui en Fangorn pourraient quoi qu’il en soit s’avérer utiles. Quand à mon honnêteté … je ferai remarquer que je ne demande rien pour moi, ni de vous et que même si je n’avais été qu’une voyageuse égarée vous incitant à la prudence m’écouter n’aurait pu faire naître de mal. Cependant je ne suis pas une voyageuse égarée mais au service de ma Reine depuis ma naissance, tout comme mon Père avant lui et son Père encore avant même que la lumière des Silmarils ne baigne ce monde. Si vous pouvez douter de mes propos, ne doutez pas de leur messagère. » Istarill s’était exprimée calmement, sans quitter Singollo du regard, douce dans ses propos mais ferme dans son honneur. Elle avait noté cependant qu’il s’était exprimé au nom de Celeborn et cela par contre lui semblait être de l’arrogance car elle doutait que le Roi eut pu tenir de tels propos.  « Je n’oublie pas que vous êtes le représentant de la délégation de l’Arnad Glaurenyrn et, à ce titre, soyez assuré que je suis à votre service. » Elle inclina respectueusement la tête. Il n’est jamais bon pour un commandement de voir son autorité contestée et elle avait ainsi souhaité certifier sa position : peut-être s’était-il senti dépossédé du contrôle de la situation par son intervention. S’il avait un peu de finesse cependant il comprendrait qu’il deviendrait de fait responsable d’elle également, et de ce qui pourrait lui arriver.

C’est plus attristée et touchée par leurs propos qu’elle se tourna vers Farin et la délégation du Roi Thranduil ensuite « Je ne puis parler au nom de ma Reine Galadriël mais vos paroles m’attristent. Nul ne devrait se voir priver de son foyer. Mais voyez ici cette assemblée des Peuples, réunis et je l’espère bientôt unis et pensez que vos alliés d’un jour seront vos alliés du lendemain : peut-être vous faut-il donner pour recevoir ? Je vois et sens en certains honneur et courage et ceux-là n’oublieront pas qui fut à leur côté.
Je sais que Valinor vit reculée et ne sait s’il peut en être autrement. Certains, dont je faisais partie, vivent dans une bienheureuse innocence et la quiétude mais ma présence montre que vous n’êtes pas oubliés. »


Istarill se rassit, bien plus troublée par ces dernières paroles que par l’échange avec Singollo. Quel droit aurait-elle à demander le concours d’autres Peuples alors même que Valinor n’avait rien fait pour eux ?

Elenwë
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Dim 3 Jan - 1:17
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La suite des événements, la jeune femme y avait prêté une oreille distraite. Elle récoltait les informations comme elles venaient. Elle était d'abord ici pour comprendre ce qu'il se passait ici. Elle, la fille de l'Est, elle n'avait rien dit de plus alors que les autres commençaient à se retirer. La première journée se terminait donc ainsi. Elle n'apprendrait rien de plus. Elenwë se leva et quitta les lieux sur la pointe des pieds. Dehors elle rejoignit son cheval. Elle pouvait aller dormir dans une auberge mais l'idée de le laisser seul lui était insupportable. Dans cet endroit qu'elle ne connaissait pas, ici où elle n'était qu'une étrangère et une ennemie aux yeux de tous, il était son seul soutient.

Elenwë s'installa auprès de son cheval et regarda le ciel. C'était étrange, elle avait l'impression qu'il était différent de celui qu'elle connaissait au Rûn. Si différent et pourtant c'était bien le même, les mêmes étoiles qui illuminaient le firmament. La jeune semie-elfe soupira. Avait-elle seulement fait le bon choix en quittant son Rhûn natal. N'avait-elle pas fait une erreur guidée par un cœur trop jeune et inexpérimenté. Un instant, elle se demanda s'il n'était pas encore temps de faire demi tour. Mais pour aller où ? Elle ne pouvait pas retourner au Rhûn malgré toute sa volonté, elle serait traitée comme une traître. Mais n'était-ce pas ce qu'elle était au fond ? Elle avait défié son oncle et elle en payait maintenant les conséquences. Exilée de chez elle de son propre chez en quelque sorte. Elle n'avait plus le choix elle était condamnée à rester loin du Rhûn surtout maintenant que ce dernier avait déterré la hache de guerre. Mais elle devait faire quelque chose et c'était bien pour cela qu'elle était ici, loin de chez elle. Avec de la chance on ne l'emprisonnerait pas pour espionnage. Enfin il fallait encore qu'elle ne tombe pas sur quelqu'un de trop regardant. Elle devait juste trouver le moyen de parler, juste le temps de parler. Elle devait essayer de négocier, dire que la volonté de son oncle n'était pas celle de tout le Rhûn. Elle devait prévenir que les derniers Elfes du Rhûn étaient près à marcher une dernière fois avec les autres peuples de la Terre du Milieu. Elle se l'était promis. Une promesse faite à elle-même.

La nuit laissa place au jour et Elenwë reprit la direction de l'auberge où le reste de la discussion aurait lieu. Elle y retrouva l'Elfe de l'autre fois et la hobit. Mais il y avait d'autres personnes, bien plus de monde que la veille. Elenwë nota la présence de nains et d'hommes tout à fait normaux. Cela promettait d'être intéressant. Tout le monde savait qu'une discussion entre toutes ses races ne serait pas des plus facile. Un sourire se dessina sur ses lèvres. Les pauvres n'étaient pas au bout de leur peine, surtout lorsqu'ils apprendraient son identité. D'ailleurs l'heure des présentations semblait être arrivée. L'elfe entama la valse des noms. Ainsi il s'agissait d'une elfe et pas n'importe laquelle. Elenwë fronça un sourcil en l'écoutant. Une envoyée de Valinor c'était étrange. La semi-elfe n'aurait-jamais cru qu'ils enverraient quelqu'un maintenant que tous ceux qu'on appelaient les jadis les Haut Elfe s'en étaient allés. Istaril de son nom, Elenwë allait le retenir tout comme celui de la hobit qui semblait l'accompagner depuis le début. Mais la présentation des membres de la délégation du Royaume Réunifié la fit frissonné. Son regard se posa sur le dénommé Anborn. Ce qu'elle venait d'apprendre ne la surprenait pas , mais c'était toujours un choque. Ainsi il avait combattu les siens. La jeune femme ne put s'empêcher de serrer les poings en l'entendant. Mais maintenant elle devait elle aussi se présenter. Elenwë se leva et quitta le coin où elle se tenait depuis le début. Mais les autres ne lui laissèrent pas le temps. Déjà les remarque sur les paroles de l'Elfe fusaient dans tous les sens. Un ton de reproche pouvaient s'entendre. Le regard de l'orientale foudroya l'homme qui venait de parler. Il osait remettre en question les dires d'une envoyée de Valinor. Cette fois Elenwë ne pouvait se taire. Sa voix s'éleva emprunte d'indignation.

« Comment pouvez-vous dire une chose pareille ? Valinor ne laisse pas partir de messager inutilement. Si vous aviez pris le temps de regarder autour de vous, vous auriez compris. Si vous aviez pris le temps de regarder le ciel étoilé vous auriez vu. Les étoiles ont parlé, si seulement vous aviez pris le temps de les entendre ! »

Elenwë se tut presque aussitôt après avoir parlé. Elle s'était sans aucun doute emportée. Mais comment aurait-il pu en être autrement. La jeune femme soupira et laissa les hommes du Rohan intervenir. Enfin des paroles censées. Finalement elle avait peut-être parlé trop vite. Manifestement ils étaient plus sages que les autres, rappelant ce qui s'était passé dans le passé. Puis l'Elfe de Valinor reprit la parole. Lorsqu'elle eut fini, elle parut presque surprise et choquée par ses propres paroles. Elle demandait le concours des autres peuples, mais semblait ne pas s'en donner le droit. La jeune semi-elfe la regarda puis reprit la parole. Elle n'avait plus le choix, elle devait se présenter maintenant.

« Dame Istarill, je suis contente d'entendre que Valinor ne nous a pas oublié. Je suis aussi ravie de voir que le Rohan sait resté sage en demandant de l'aide. Quand à moi, j'ose espérer que ma présence ne dérangera personne. Je sais que certains se méfient de là d'où je viens. Pourtant je suis ici sans aucune volonté d'attiser la haine. Mais puisque chacun s'est présentée, je crois bien que c'est mon tour. Je suis Elenwë, fille de l'elfe Eldacar seigneur des elfes Hwenti et d'Aspamée chef du clan Daeron. Si cela vous passe par la tête de me renvoyer chez moi, sachez bien une chose. Le jour où je poserai le pied là-bas je signerai mon arrêt de mort et je n'y tiens pas. Pour ce qu'il en est de mes services, je suis une bonne cavalière et je me défends plutôt bien au maniement de l'arc. »

PS:
 

Azalée Bravet
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Mar 5 Jan - 0:57
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Azalée écouta avec attention les hommes du Gondor. Sa grand-mère lui avait toujours assuré que les Touque -ceux qui descendaient comme elles du Thain Peregrin- étaient un peu les vassaux des rois du Gondor. Aussi éprouvait-elle un intérêt tout particulier pour la délégation du Royaume Réunifié. Le simple mot de "rôdeur" la fit frissonner d'aise. Elle but avec fascination le récit des exploits de ces nobles hommes, et notamment de l'un d'entre eux, assez jeune, dont les traits n'étaient pas sans rappeler vaguement le doux visage du tendre Robbie Cotton (et la peste soit de cette fichue Camélia qui le lui avait volé !).
Ses pensées divaguèrent quelques instants vers Robbie, Camélia, et leur bébé qui était peut-être déjà né, lui faisant rater la présentation des deux derniers rôdeurs. Mais son attention fut vite ramenée à la situation présente quand l'elfe de l'Arnad Glaurenyrn prit la parole.

Azalée fut médusée des attaques portées contre son amie. Tellement stupéfaite et indignée, que les paroles de Farin mirent un certain temps à faire leur chemin jusqu'à son esprit. Et quand elles y furent enfin arrivées, il était trop tard pour réagir, l'elfe sylvain avait déjà pris la parole.
Génial, pour une fois que des elfes et des nains réussissent à s'accorder, c'est pour dire n'importe quoi !

Visiblement, le capitaine Eord partageait son agacement, car elle le vit soupirer, avant que le sire Gondarion ne prenne la parole. Il tint un discours très censé, et Azalée ne put s'empêcher de hocher vigoureusement la tête en signe d'acquiescement, sans oublier d'incliner respectueusement la tête quand le chevalier évoqua les hobbits. Il céda la parole au capitaine Eord, qui dit des choses tout à fait censées, avec une précision technique qu'elle aurait été bien en peine de fournir.
Elle bouillait toujours de parler, mais elle avait constaté qu'Istarill était sur le point d'intervenir. Il lui sembla bien normal que l'elfe puisse se défendre en personne. Istarill parla avec un calme remarquable, compte-tenu l'affront qu'elle venait de subir. Franchement, entre ce Singollo et elle, on voyait tout de suite où étaient la raison et la sagesse ! Et elle ne pensait pas cela parce qu'elles avaient voyagé un bon bout de temps ensemble ! D'ailleurs, Istarill avait évoqué le nom de Galadriel, c'était une preuve suffisante de sa bonne foi ! Après tout, on n'invoquait pas ce nom -pas plus que celui d'Elbereth- en vain, c'était bien connu !

Azalée fut néanmoins surprise par le doute qui s'empara visiblement d'Istarill vers la fin de son intervention. Azalée se sentit elle-même troublée. Elle aussi vivait dans une "bienheureuse innocence" qui lui avait fait négliger le sort des nains. Néanmoins, Valinor avait envoyé Istarill, non ? Et elle-même, Azalée, était là, aujourd'hui !
Dès que l'elfe se fut tue, Azalée se leva d'un bond, mais la fille qui ne voulait pas que l'on fasse attention à elle fut plus rapide qu'elle. Azalée n'osa cependant pas se rasseoir pendant qu'elle parlait, de peur qu'on l'empêche encore de prendre la parole.
Elle ne laissa pas aux autres le temps de réagir aux paroles de cette pauvre Elenwë (elle n'avait pas très bien compris d'où elle venait en fait), et déclara d'une voix forte :

-Je ne sais pas lire les étoiles, et je n'oserai certainement pas parler aux noms de Galadriel ou de Celeborn, mais je sais que la désunion est un mal terrible, surtout quand de terribles dangers nous guettent…

Elle lissa machinalement sa robe.

-Vous parlez de quelques caravanes, messire elfe, mais vous devez savoir, mieux qui quiconque d'ailleurs, qu'une forêt peut receler bien des secrets. Et celle-ci pourrait en receler de bien sombres. Si sombres, peut-être, que même les Ents en seraient affectés ! C'est ce danger inconnu qui nous inquiète ! C'est lui qui justifie que nous mettions nos problèmes et nos luttes de côté !

Elle se tourna alors vers Farin.

-Je comprends, noble nain, le déchirement que doit être pour vous la perte de vos montagnes. Je n'ose imaginer ce que j'éprouverais si ma douce Comté tombait aux mains d'êtres malfaisants. Vous aimez votre terre, ses mines et ses carrières. Je vous comprends ! J'aime ma terre, ses vergers et ses champs. Mais ne cédez pas à l'impatience. Elle est parfois un mal bien funeste !

Elle avait pensé dire "impatience et égoïsme", mais il était inutile de jeter de l'huile sur le feu…

-Vous avez perdu les Monts de Fer, c'est une catastrophe. Mais rappelez-vous… Vous aviez perdu la Moria… Vous l'avez reprise ! Vous aviez perdu la Montagne Solitaire… Vous l'avez reprise ! Et comment l'avez vous reprise ? Non, rassurez-vous, je n'invoquerai pas Bilbo Sacquet !


Elle eut un petit sourire triste…

-Est-ce un nain qui a vaincu Smaug ? Non. Ce fut un homme. Et pourquoi l'a-t-il tué ? Parce que le dragon n'était pas seulement l'ennemi des nains, mais parce qu'il était aussi un danger pour les hommes de Dale !

Elle soupira.

-Je me doute que votre cœur est tourné vers les Monts de Fer. Mais vous devez réaliser que la route pour y revenir passe peut-être par de tout autres endroits.

Elle se frotta le nez et reprit, tournée vers le chevalier Gondarion :

-Nous autres, hobbits, sommes facilement enclins à l'égoïsme. Mais le passé nous a montré que nous ne pouvions le rester indéfiniment quand la Terre du Milieu est menacée. Et certains s'en souviennent encore…

Elle songea à ce que le jeune Thain Déagol lui avait dit de la situation dans le golfe de Lhûn, quand elle l'avait rencontré à la soirée de Myrtle et Hamfred Gamegie. Il connaissait bien les Havres Gris, et c'était un peu lui, le premier, qui lui avait communiqué cette sensation de malaise, de danger ambiant.

-Il y aura toujours des Sharcoux, et il y aura toujours des Smaug. Plus la Terre du Milieu est corrompue, plus ils sont une menace. Aujourd'hui, la Terre du Milieu semble rongée par un sinistre mal. On le sent à Valinor, on le lit dans le ciel, je l'ai ressenti jusque dans la Comté !

Elle se tourna une nouvelle fois vers Farin :

-Je vous prie, seigneur nain, de ne pas nous oublier (de la main, elle désigna Istarill, le capitaine, le chevalier, la fille de l'Est et elle-même ) dans votre lutte contre le mal. Vous voyez Ragnar, vous vous souvenez de Smaug et des Balrogs. Pensez à Sauron. Les nains aussi ont eu des Anneaux… Et qui sait, aujourd'hui, ce qui se tapit dans Fangorn…

Pour le savoir, il fallait explorer.

HRP : J'ai décidé d'utiliser un des rôdeurs pour faire faire à Azalée une sorte de transfert... Je l'ai fait jeune. J'espère que ça ne gêne personne...

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Mer 20 Jan - 20:08
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Anborn fut quelque peu surprit d'apprendre que l'elfe qu'il avait rencontré quelques jours auparavant sur la route de Fangorn, venait tout droit de Valinor. Ces elfes qui n'avait plus mit les pieds depuis bien longtemps en Terre du Milieu. Bien que cette révélation pouvait être difficile à croire, Anborn se garda de toute réaction. Après tout, les autres s'en chargeaient très bien sans son aide. En effet, la femme elfe fût l'objet d'attaques verbales véhémentes, même parmi ses cousins du royaume sylvain. Ce a quoi, elle répondit par la conciliation, et heureusement pour elle, elle pouvait compter sur le soutien  d'une femme blonde, qui quelque part, avait quelque chose d'elfique et de la hobbit qui avait prit la parole quelques instants plus tôt.

Après avoir prit le parti de l'envoyée de Valinor, la femme blonde jugea bon de se présenter : «... ma présence ne dérangera personne. Je sais que certains se méfient de là d'où je viens. Pourtant je suis ici sans aucune volonté d'attiser la haine. Mais puisque chacun s'est présentée, je crois bien que c'est mon tour. Je suis Elenwë, fille de l'elfe Eldacar seigneur des elfes Hwenti et d'Aspamée chef du clan Daeron. »

Anborn observa longuement, et avec insistance la jeune femme. La grande majorité, pour ne pas dire tous, les habitants du Rhun, qu'il avait un jour croisé, ce fût sur les champ de batailles. Si le rôdeur vouait une haine absolue aux singes du Harad, le ressentiment qu'il entretenait envers les barbares de l'Est n'en était pas moins puissant. Ses camarades rôdeurs avaient certes, eux aussi, un certain ressentiment contre eux. Mais aucun d'eux ne leur témoignait une haine aussi viscérale et totale qu'Anborn. Mirhael avait conscience de cet aspect de la personnalité du rôdeur, mais ne s'inquiéta pas outre mesure de sa réaction : Anborn était froid, brutal voir même parfois sadique, mais il savait se contrôler. Il fallut quelques secondes au rôdeur pour recentrer son attention sur ce que disait la hobbit. Elle s'appuya, comme elle l'avait fait déjà la dernière fois, sur les bévues et les dettes passées des peuples pour étayer son argumentation, avant d'en revenir à la forêt des Ents. Au milieu de cet échange, les gondoriens, pour leur part, restaient muets...

Námo
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Mer 3 Fév - 13:22
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Délégation de l’Arnad Glaurenyrn

Singollo écouta avec intérêt les paroles de l’envoyée de Valinor. Elle se réclamait d’une lignée plus que haute et, à vrai dire, il est vrai qu’elle partageait les traits de son père, un Elda honorable qu’il avait lui-même fréquenté jadis. Soit, que Ceux qui ont fui envoient tous les représentants qu’ils veulent, c’était un peu tard pour réclamer aujourd’hui une autorité sur des terres qu’ils avaient sciemment abandonnés.

« Je pense qu’il serait bienvenu que vous vous rendiez auprès de notre roi Celeborn qui saura accueillir le message de sa Dame avec tout le sérieux que celui-ci mérite. En attendant, pour l’heure, nous offrons notre savoir et nos lames au Rohan pour frapper ce mal en plein cœur ; celui-ci ne saurait nous inquiéter bien longtemps. »

Délégation des Royaumes du nord

Ils étaient là, à donner des leçons d’entraide et de soutien, à sonner les clairons du rassemblement, à tonitruer sur des alliances anciennes – et quoi ! – ce Gondorien n’ouvrait aujourd’hui sa grande gueule parce qu’il venait de perdre quelque camarade à lui en forêt ! Qu’est-ce que cela pouvait bien faire, qu’est-ce que les Nains pouvaient bien en avoir à foutre que le Royaume Réunifié perde une petite route de commerce à la vie sauvage quand les royaumes du Nord se retrouvait saigné à blanc par la guerre ! Trop de fois, trop de fois les Nains avaient servi de bouclier face à l’ennemi pendant que tranquillement les Edain se planquaient derrière eux. Trop de fois Thranduil et avant lui Oropher, son père, avaient été les seuls à se soucier du Rhûn et de ses bandes de sauvage. Qui avait sonné du tocsin lorsque le Balrog avait brisé les Nains sur les roches de la Moria ? Qui avait allumé des feux d’alarme lorsque le Roi Sorcier avait mené sa campagne au Nord ? Le Sud n’avait que faire du Nord, et encore aujourd’hui, le fait que son représentant préféré répondre à une petite planquée de la Comté plutôt qu’au représentant d’Erebor en était la preuve. C’était trop. Et dernière elle surenchérit, elle donne des leçons, elle fait la morale.

« Êtes-vous réellement en train de rappeler à un Nain sa propre histoire comme si vous étiez plus à même que lui de la raconter ? Smaug n’a été tué par un homme que parce que les Nains seuls ont eu l’audace de l’affronter. Une poignée des nôtres, plus braves que nous tous ici réunis, pour un seul des vôtres – et combien sont morts ? Cet homme de Dale qui tira la flèche, souffrit aux côtés des miens, mais quand un Gondorien s’est-il déplacé pour venir en aide au Mont Solitaire ? Il n’y a que la courtoisie et le respect que je dois à mes aïeux qui me retiennent d’envoyer cette table rencontrer votre visage, ainsi, je serai bref : aucun nain ne lèvera sa hache dans l’intérêt de vous autres planqués du Sud tant que je n’aurais pas reçu, de la part de chacune des délégations réclamant notre aide, le serment d’une aide ne retour pour lutter contre l’Est. Trop longtemps nous avons été le bouclier de votre faiblesse. En premier Sauron nous frappa en envoyant Smaug. Les premiers nous subîmes le Balrog. Aujourd’hui, la première ligne est naine et le Fléau réincarné en Ragnar, et quelle réponse avez-vous donnée à nos appels à l’aide ? La même que dans le passé, une profonde indifférence jusqu’à ce qu’à votre tour vous souffriez ce que nous endurons pour vous. Un serment. Ou rien. »

Visiblement, Farin contenait sa rage, laquelle était alimentée par sa douleur. C’était un fait établi, les royaumes alliés n’avaient absolument pas réagi à l’attaque qu’avaient subis les territoires du nord ; le fait qu’ils viennent aujourd’hui exiger de l’aide au nom de l’alliance qui existait et qu’en outre il agite devant les yeux embués de Farin la ‘possibilité’ d’une aide en retour n’était pas qu’une raillerie honteuse, c’était une véritable insulte. A la surprise générale, l’un des gens de Thranduil vint poser sa main sur l’épaule de Farin, soutien inattendu que celui d’un elfe. Les Seigneurs Gimli et Legolas avaient unis sylvains et peuple de Durin au-delà de toute espérance.

« Encore une fois, je rejoins notre compagnon nain. Le discours que vous tenez ici est une insulte lancée à la face de nos peuples qui, depuis plusieurs mois à présent, en appellent à votre aide en vertu de notre alliance ancienne ; appels qui restèrent ignorés. Aujourd’hui vous voilà, inquiet car la menace se rapproche de vous, et vous feignez l’outrage face à notre refus ? Sans ce serment et un engagement immédiat de vos royaumes respectifs contre cette menace à l’Est, aucune aide ne viendra du Nord. »

L’air était sévère, le ton ferme. Si le Sud ne voyait en l’alliance qu’un moyen de régler facilement ses propres inquiétudes sans jamais avoir à s’impliquer dans les dangers menaçant le Nord, alors cette alliance n’était pas faite pour accueillir ni l’Erebor, ni l’Arnad Eryneforod.

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