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Et l’aventure débuta dans le calme…

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Gaubert le Hardi
Chevalier errant

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Messages : 6
Autres Comptes : Aucun
Niveau : 1
Réputation : Inconnu(e)
Concept Majeur : Chevalier errant
Trouble : Orgueil et préjugés
Aspects : Bras de la Justice
Pauvre comme Job
Voyageur perpétuel
Dégâts15+8 (épée longue d'airain)=23 Protection10+8 (armure de mailles d'airain)=18
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Personnage
Santé:
100/100  (100/100)
Rangs:
RangsCompétences
Superbe
RemarquableCorps à corps
BonAthlétisme , Equitation
MoyenVolonté, Provocation, Physique
PassableArtisanat, Charisme, Discrétion, Effraction

Trésorerie Trésorerie: 200
Jeu 22 Oct - 19:13
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Gaubert sifflotait joyeusement, un fétu de paille coincé entre les lèvres de sa bouche. La journée était belle, les rayons du soleil réchauffant la vallée de Nan Curunír, où traversait l’Isen, fleuve issu des Monts Brumeux et évitant soigneusement le Cercle d’Isengard par l’est. La tour d’Orthanc et son cercle de murailles formaient l’Isengard, une forteresse légendaire, puissante et terrifiante. Tout cela n’avait pas empêché la chute de la place-forte, des siècles plus tôt. On racontait que les arbres  s’étaient mus, prenant d’assaut la résidence du mage Saruman, mettant fin à son emprise sur la contrée. Aujourd’hui, l’Isen coulait tranquillement. Pas de trace d’activités particulières aux alentours.

Orthanc se dressait fièrement, invulnérable. Sa noirceur semblait anormale, inhumaine. La tour ne semblait pas avoir été l’oeuvre des Hommes, et instinctivement Gaubert se méfia de ce stalagmite esseulé, semblant absorber la lumière du soleil et l’engloutir dans ses entrailles de ténèbres. Le chevalier en eut la chair de poule, mais se garda bien de mentionner à ses camarades son frisson.

Gaubert disposait désormais d’un beau destrier noir pangaré, offert par la Reine du Rohan, Elewyn. Il s’agissait d’une superbe récompense. L’animal était magnifique, possédant des flancs et contours de naseaux roux, le reste de la robe étant noir. La bête était grande et parfaitement dressée, d’un calme olympien. Gaubert l’avait baptisée Tonnerre. Ce n’était guère original mais le hardi chevalier n’avait pas une imagination débordante. Le cheval, lui, s’en fichait, de toute manière. La vallée de l’Isen se révélait de plus en plus, à mesure que la petite troupe avançait, silencieuse. Des arbres bien verts formaient une forêt resplendissante, abreuvée de lumière. Des bouleaux, des frênes et des chênes formaient la grande majorité des feuillus entourant le Cercle d’Isengard. Une route mal entretenue serpentait vers les fortifications, entourée de ces beaux arbres laissant de l’espace pour l’air et la lueur du jour. Il ne s’agissait pas de ces sombres forêts de conifères, belles mais menaçantes, souvent dangereuses et déprimantes. L’émeraude et le jade dominaient, diffusant mille éclats différents, tout l’inverse du vert sombre des sapins. Le fleuve Isen, à la droite des compagnons, filait à toute vitesse vers le sud. Tôt ou tard, il bifurquerait vers l’ouest, traversant les territoires du Royaume Réunifié afin de mourir dans Belegaer, la mer occidentale. Pour l’heure, l’Isen était d'une taille moyenne, faisant irruption, à toute vitesse, des Monts Brumeux. Plus loin, il s’agirait d’un cours d’eau particulièrement large, le ruisseau furieux laissant place au fleuve tranquille. L’écoulement de l’eau provoquait un bruit continu, auquel répondaient les oiseaux de la forêt, heureux d’une journée si radieuse.

Pour quelle raison les compagnons s’étaient-il dirigés vers Isengard? La curiosité, tout bêtement. Peut-être Galadaer avait-il d’autres motifs à ce voyage… Gaubert, toutefois, n’avait guère besoin de raisons particulières. Il n’avait encore jamais vu la tour d’Orthanc de ses propres yeux et entendait tout simplement remédier à ce défaut. La perspective d’un voyage relativement sûr à l’intérieur des terres du Royaume de Rohan avait également quelque chose de particulièrement agréable, après les semaines difficiles passées à l’est de l’Emyn Muil, dans les Terres Brunes. Sans l’intervention miraculeuse du vieux Galadaer, lui et Aédé auraient certainement été découpés en morceaux par des orientaux du Rhûn. Une fois de plus, il avait échappé à un funeste sort. Quoi qu’il en soit, le passage par Isengard ne serait que de courte durée. La Reine Elewyn tenait probablement à s’assurer de la persistance de son alliance avec le Royaume Réunifié ainsi qu’avec les Elfes. Bref, il faudrait peut-être prendre la route vers la Lorien, ce qui ne faisait guère envie à Gaubert. Les Elfes restaient, pour le chevalier errant, des individus aussi hautains que fourbes, moins dignes de confiance que de méfiance. Le peuple elfique était peut-être l’allié des peuples humains, il n’était pas pour autant un ami. Et puis toutes ces histoires de magie… Bon, Galadaer était aussi, probablement, une sorte de magicien, et peut-être avait-il des liens avec les Elfes… Un type capable d’ouvrir un passage à travers l’eau ne pouvait qu'avoir affaire à la magie. Tout ceci ne dissipait pas l'appréhension de Gaubert à rendre une petite visite aux Elfes. Il faudrait en discuter avec Galadaer et Aédé.

« M’est avis qu’il doit y avoir du bon gibier dans ces bois… Quelqu’un pour m’accompagner chasser tout à l’heure? » lança-t-il à la cantonade.

Il jeta un coup d’oeil à Aédé. Cela faisait maintenant un moment qu’il traversait les régions de la Terre du Milieu en sa compagnie. Elle avait plus d’un tour dans son sac et une érudition impressionnante. Gaubert avait toujours veillé à ne rien laisser montrer de son admiration pour la Semi-Homme, mais elle devait bien se douter que, derrière ses airs bourrus, le chevalier errant l’appréciait beaucoup. Les forteresses d’Isengard se rapprochaient peu. Le soleil n’était pas encore à son zénith mais, déjà, il faisait chaud. Un vent doux provenant des Monts Brumeux apportait un air frais et doux. Avec un peu de chance, la journée se passerait bien, entre rencontre des Gondoriens en faction, chasse, farniente et bonne chair.

Aédé
Petite Hobbit épique

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Niveau : 1
Réputation : Inconnu(e)
Concept Majeur : “De ces glorieux guerriers, nobles et preux / Je chanterai les exploits valeureux.”
Trouble : “Je voudrais tant que ce monde ait la gloire / Que lui prêtent souvent mes vieux grimoires.”
Aspects : “Jamais n'accompagnerai un guerrier
Qui ne soit à la justice dédié.”

“On m'a toujours taxé d'être fouineuse ;
Il n'est pas faux que je suis très curieuse.”

“Tout individu que je juge infâme
De moi recevra de terribles blâmes.”
Dégâts15 Protection10
Petite Hobbit épique
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Trésorerie Trésorerie: 200
Dim 25 Oct - 19:26
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La tour d'Orthanc, lieu d'histoire, lieu de mémoire...

En se formulant cette idée, Aédé songea qu'elle pourrait la transformer en poème, d'autant que, subrepticement, venaient de se forger une petite rime aussi riche que passagère. Notre jeune héroïne sentait le pouvoir de la poésie peu à peu s'emmitoufler dans le creux de ses pensées. Certes, joindre histoire à mémoire ne ferait pas d'elle une barde légendaire, mais elle développait petit à petit, sous une forme inédite, un sixième sens poétique, une insoupçonnée sensibilité à la matière du langage, à ses sons, à sa texture propre, à l'harmonie que l'on pouvait en extraire. Elles étaient nombreuses, désormais, ses pensées à la poésie dédiées : voici qu'un terme lui paraissait plus joli qu'un autre, voilà qu'une sonorité lui éveillait l'attention, et de découverte en découverte elle se laissait toute prendre par son métier de troubadour.

En consultant de vieux grimoires, qui eux aussi rimaient avec histoire et mémoire (ainsi qu'avec gloire, mais c'est accessoire), elle avait découvert que les aèdes des temps anciens poussaient les capacités d'improvisation très loin et s'adonnaient à de véritables joutes verbales, occasions parfaites pour déployer leurs talents devant un public aguerri. Leurs prouesses étaient tout bonnement admirables, si tant est que ce qu'en disaient les scribes fût avéré, mais, contrairement à la représentation que l'on s'en faisait de nos jours, elles n'en étaient pas pour autant inimitables (lequel inimitable rimait avec admirable, autre rime aimable et recommandable, digne de la fable). Ils n'avaient en fait qu'un secret, qu'une méthode : retenir par cœur des listes entières de rimes, y joindre des expressions formulaïques assimilées et incorporées par un lent travail de mémorisation, imposer à ce cadre tout un jeu de modulations à n'en plus finir. C'est dans cette optique qu'Aédé s'écrivait mentalement des carnets qui contenaient toutes les rimes possibles sur un terme. Pour mieux les retenir, elle se les récitait en permanence, mais elle sentait que ce travail ne suffisait pas : aussi eut-elle, au cours de ces interminables chevauchées qu'elle utilisait pour ces exercices d'esprit, une idée fabuleuse qui devrait lui permette de bien mieux s'y exercer encore...

Lorsque le preux Gaubert annonça qu'il comptait s'en aller chasser, elle profita de l'occasion pour rejoindre son compagnon de toujours et le soumettre à cette entreprise qui lui tenait tant à cœur. Il l'avait suffisamment vue à l'œuvre pour ne plus guère s'en ébaubir.

«Valeureux Gaubert, je ne suis point guerrière, mais depuis lors que vos yeux me trouvèrent en la Comté altière, jamais, quoique téméraire, n'ai dit de paroles en l'air. S'il ne vous déplaît guère, puis-je être votre paire en cette chasse meurtrière ?»

Le rythme restait à travailler, mais ce n'était pas l'objet de l'exercice de ce soir. Elle songeait en fait à mener le même type d'expérimentation sur le mètre proprement dit (parler en sizains, en huitains, et ainsi de suite), mais elle se le réservait pour plus tard, une fois le premier mené jusqu'en son terme. Somme toute, le principal point négatif qu'identifia notre petite Hobbit dans sa requête, c'était le manque de naturel.

«Nous pourrons ainsi, mon cher, renouer avec cette ère où nos deux personnes partagèrent une relation sans affaire. De cette bûche emplie de terre, je lève céans...»

Notre barde en herbe fut traversée d'une terrible vague d'hésitation : sa liste de rimes mentale ne lui indiquait qu'un mot, un seul, mais il posait, comme qui dirait, un problème de bienséance.

«De cette bûche emplie de terre, je lève céans mon derrière.»

Ainsi, lorsqu'on veut trop en faire, on encourt le risque - misère ! - de passer sous les yeux de ses pairs pour un bouffon involontaire.

Galadaer
Héraut d’Ulmo

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Lumière dans les Ténèbres
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Héraut d’Ulmo
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Trésorerie Trésorerie: 200
Sam 21 Nov - 20:29
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C’était auprès du plus sage de tous les Maïar que Gwinnîr avait été chercher conseil et, le moins qu’il pouvait en penser, c’était qu’il s’attachait avec une ferveur presque fanatique à suivre ceux-ci. Un chevalier en quête d’honneur, une hobbit à la recherche d’un héros, une elfe à la poursuite de sa propre vie. Les premiers flocons qui, s’amoncelant, parviendraient inévitablement à faire s’effondrer l’équilibre de la neige et s’élanceraient alors, joyeusement dans une avalanche terrible, furieuse, qui emporterait les forces du Mal aussi certainement que les vagues arrachent le sable à la pierre – bien qu’aucun d’entre eux n’en fût encore conscient.

Un sourire s’attarda sur les lèvres de celui qu’il considérait comme un vieux bonhomme capable de quelque magie tandis qu’il écoutait les deux compères un peu avant. La deuxième occasion pour Gwinnîr de leur sauver la vie se présenta ainsi, mine de rien, et ce dernier imprima une légère secousse avec ses cuisses afin qu’Alagos s’approchât d’eux.

« Gardez-vous de porter atteinte à l’un de ses arbres, garder votre main loin de l’un des habitants de cette forêt. Leurs bergers ne sont pas loin et ces derniers ont la main lourde lorsqu’il s’agit de punir les ennemis des arbres. Ils seront nos hôtes, ainsi que la garde que le Royaume Réunifié a pourvu à ce lieu. Pas de feu, pas de chasse, pas de brindille arrachée, pas de feuille abimée. Promenez-vous, observez, ce lieu à retrouver sa superbe d’antan et rares sont ceux à avoir pu l’admirer. »

N’ajoutant pas un mot, l’Envoyé dépassa ses compagnons et, naturellement, dirigea la course de l’étalon vers la grande porte de l’Isengard, laquelle était surplombée par un garde à l’air tout sauf patibulaire. Les visiteurs étaient peu nombreux, ici, si peu nombreux que la porte avait fini par être doublée d’une haute haie de gazon, faute d’être ouverte.
« Salut à vous, ami du grand Royaume. Par ce beau soleil, nous feriez-vous l’honneur d’un accueil bienveillant ? » Héla le Maïa en plaçant sa main de manière à ne pas être gêné par l’éclat de l’astre du jour en regardant en l’air.


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